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Paiement en ligne : les fausses notes de l'e-Carte Bleue
Le traitement des paiements e-Carte Bleue n'est pas aussi transparent pour les sites marchands qu'il n'y paraît. Explications et solutions.  (Mardi 21 janvier 2003)
         
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L'e-Carte Bleue, la carte bancaire virtuelle, moyen de paiement universel et totalement transparent pour les e-commerçants ? Pas si sûr, car si le numéro généré par une carte virtuelle dynamique (CVD) est identique à celui d'une carte bancaire et suit le circuit classique des paiements par Carte Bleue, les e-commerçants peuvent rencontrer quelques problèmes pour traiter ces transactions. Des accrocs qui, sans atteindre des proportions démesurées étant donné la faible utilisation des CVD, peuvent être utiles à connaître avant de proposer ce moyen de paiement à ses clients internautes.

Les difficultés rencontrées par les marchands sont aujourd'hui de quatre ordres. Tout d'abord dans le cas où le marchand oblige l'internaute à présenter sa carte bancaire réelle pour finaliser son achat (retrait d'un billet payé en ligne au guichet d'une compagnie aérienne par exemple...). Comme le numéro de carte virtuelle dynamique ne correspond pas à celui de la carte bancaire, les produits ne peuvent alors être délivrés. Ce cas de figure a d'ailleurs conduit la SNCF à refuser, sur son site, l'utilisation des e-Cartes Bleues.

Le deuxième problème que peuvent rencontrer les marchands est lié au délai de paiement. En effet, les numéros de CVD ne sont valables que sur une courte période, un mois maximum. Passée cette échéance, l'encaissement n'est plus possible. Or, pour des raisons de rupture de stocks ou de pré-commande, la validation du paiement peut intervenir au delà du délai imparti. D'où quelques procédures supplémentaires.

Pour remédier à ces incidents, Rue du Commerce, qui pratique le débit à l'expédition, a développé avec Atos Origin, son prestataire de paiement, des flux informatiques spécifiques pour pouvoir passer une transaction e-Carte Bleue plusieurs jours après sa mise en autorisation auprès d'Atos.

De son côté, Fnac.com a préféré, étant donné le faible taux d'utilisation des e-Cartes Bleues, ne pas modifier ses procédures de validation des paiements. En cas de problème, le service clients du site contacte directement l'internaute pour lui suggérer soit de générer un nouveau numéro de e-Carte Bleue, soit d'effectuer un paiement par carte bancaire traditionnelle.

La troisième difficulté à laquelle se heurtent les e-commerçants est l'expédition fractionnée. Pour des raisons de disponibilité, une commande peut donner lieu à plusieurs envois et plusieurs débits. Or, pour des raisons de sécurité, l'attribution d'un numéro e-Carte Bleue est liée à un montant qui est aussi un plafond.

Pour contourner ce problème, PriceMinister procède de deux manières. D'abord par l'information. Le site encourage les internautes qui veulent payer par e-Carte Bleue plusieurs produits, à commander chacun d'eux séparément en demandant, à chaque fois, un numéro de e-Carte Bleue différent. Cette procédure ne suffisant pas, le site a également appris à reconnaître les numéros de CVD et à les traiter de manière différente.

En cas de commande incomplète, le reliquat de la commande est versé sur un porte-monnaie électronique au nom de l'acheteur. Fnac.com préfère, lui, recontacter le client.

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La dernière difficulté est liée au système de détection des fraudes mis en place par les marchands. Un numéro de carte bancaire étant généré pour chaque achat, plusieurs numéros de carte bancaire sont attribués à un même client, ce qui le rend suspect aux yeux du logiciel. D'où un risque de rejet de sa commande ou de vérification supplémentaire. Autant de petits accrocs qui peuvent nécessiter l'intervention des marchands en amont et en aval quand un client utilise ce moyen de paiement alternatif à la séduisante sécurité.

[Anne-Laure Béranger, JDNet]
 
 
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