GPT-6 Astra vs Claude Fable 5.1 : quel est le meilleur modèle ?

GPT-6 Astra vs Claude Fable 5.1 : quel est le meilleur modèle ? Lancés tous deux en septembre 2026, les modèles d'Anthropic et d'OpenAI dominent sur le code, le raisonnement brut et les sciences. Leurs différences restent pourtant marquées à l'usage.

Ce sont les deux meilleurs modèles d’intelligence artificielle générative au monde. Claude Fable 5.1 chez Anthropic, GPT-6 Astra chez OpenAI. Dotés de plusieurs centaines voire dizaines de milliards de paramètres, les deux modèles rivalisent avec les meilleurs humains en sciences, mathématiques, santé, code et réflexion brute dans les benchmarks. Ils ont pourtant de réelles différences d’usage et un pricing décalé. Comparatif.

Une légère avance dans les benchmark pour GPT-6 Astra

GPT-6 Astra et Fable 5.1 sont tous deux dotés d’un contexte d’un million de tokens (1 050 000 pour GPT-6 Astra, plus précisément). En sortie, ils peuvent générer jusqu’à 128 000 tokens. C’est un contexte standard, très utile pour les grandes bases de code ou l’analyse de grands corpus textuels. Aucune différence de ce côté-là.

Côté benchmarks, rares sont les tests menés dans des conditions parfaitement identiques chez OpenAI et Anthropic. Impossible dès lors d’orchestrer une comparaison directe. Nous avons uniquement retenu les évaluations réalisées selon des protocoles comparables (raisonnement et scaffold), avec l’ajout de quatre benchmarks tiers indépendants.

Compétence Benchmark GPT-6 Astra Claude Fable 5.1
R&D scientifique Terminal-Bench Science 0.1 64,60 % 52,60 %
Codage agentique Terminal-Bench 4.0  57,90 % 55,80 %
Automatisation AutomationBench  41,40 % 31,40 %
Raisonnement brut général Humanity's Last Exam (avec outils) 57,20 %  65,00 %
Computer use OSWorld 2 72,60 % 72,90 %
Raisonnement agentique métier AA-Briefcase (Artificial Analysis) 1562  1662
Capacités générales LiveBench Overall 82,2 83,4
Raisonnement abstrait (généralisation) ARC-AGI-2 95,00 % 90,00 %
Développement web Arena WebDev Overall 1797 1762

Sur le papier, les deux modèles sont au coude-à-coude sur la majorité des benchmarks, que ce soit en code, computer use, capacités générales ou raisonnement. On relève toutefois quelques différences : GPT-6 Astra est légèrement meilleur sur les tâches de code agentique pur, donc théoriquement plus à l’aise dans un scaffold dédié que Claude. Il parvient en outre à mieux automatiser les processus métier rébarbatifs, et reste supérieur pour la recherche scientifique et la généralisation. Très concrètement, il saura mieux se débrouiller sur un cas d’usage peu ou pas du tout vu lors de sa phase d’entraînement. C’est l’une des capacités clés pour atteindre l’AGI (intelligence artificielle générale) que tentent d’optimiser les éditeurs. Enfin, le modèle affiche une courte avance sur le développement web pur, selon le classement de la WebDev Arena. Claude Fable 5.1 reste très compétitif et garde une marge d’avance sur le raisonnement brut général et le traitement de données métier.

Un pricing identique (ou presque)

Tarif (pour 1M de tokens) GPT-6 Astra Claude Fable 5.1
Input 10 $ 10 $
Cached input 1 $ 0,25 $
Output 50 $ 50 $

Preuve qu’OpenAI et Anthropic positionnent leurs modèles en concurrence directe, les prix sont strictement alignés. Il faudra compter 10 dollars en entrée par million de tokens et 50 dollars en sortie. Anthropic facture toutefois les requêtes en cache bien moins cher qu’OpenAI.

Mais la vraie différence réside dans la disponibilité du modèle dans les différentes offres des deux start-up. OpenAI “offre” l’accès à son modèle à partir de ChatGPT Plus à 20 dollars par mois quand Anthropic le réserve aux clients des offres Max (à partir de 100 dollars par mois). Les clients Pro d’Anthropic devront donc sortir la carte bancaire en plus de leur abonnement pour accéder au précieux modèle.

Un utilisateur qui ne souhaite pas dépenser plus de 20 dollars par mois a donc tout intérêt à choisir l’offre d’OpenAI pour profiter des capacités de GPT-6 Astra, d’autant que les performances sont réellement supérieures à celles des modèles d’Anthropic (Claude Opus 5 / Sonnet 5) pour la même gamme de prix d'abonnement.

Le test du JDN

Pour donner une idée de leurs capacités réelles, nous avons soumis quatre cas d’usage différents aux deux rivaux, à savoir : générer un texte simple, afin d’évaluer le style brut du modèle ; générer un SVG à partir d’une image, pour jauger la vision et l’écriture de code ; concevoir une interface fictive de site web originale, pour tester les compétences en UI (interface utilisateur). Enfin, moins classique, nous soumettons un problème contradictoire au modèle pour sonder son comportement et sa finesse d’interprétation. Les prompts ont été adressés depuis l’interface native de chaque éditeur pour limiter les biais de scaffold agentique (Claude Code / Codex étant différents). Nous avons également utilisé le raisonnement maximal sur chaque modèle.

1. Générer un texte simple : Fable plus naturel

Pour ce premier test, le plus simple, nous demandons à l’IA de générer un paragraphe simple, pour tester à la fois la précision du style, le respect des consignes de ton et la capacité à éviter les tics de langage propres aux IA.

Prompt :

Rédige un unique paragraphe d’environ 100 mots pour annoncer à l’équipe que le séminaire annuel à Bali est annulé et remplacé par un bivouac en forêt de Rambouillet. Le ton doit être professionnel, chaleureux, et tourner ce changement de plan comme une excellente nouvelle pour notre cohésion et notre bilan carbone, sans jamais avoir l’air ironique.
GPT-6 Astra Claude Fable 5.1
Bonjour à toutes et à tous, notre séminaire annuel à Bali est annulé et sera remplacé par un bivouac en forêt de Rambouillet. Ce nouveau format nous offre une belle occasion de renforcer notre cohésion dans un cadre naturel, propice aux échanges et à la déconnexion. En choisissant une destination de proximité, nous réduirons considérablement l'empreinte carbone de nos déplacements tout en privilégiant ce qui fait la richesse de ces rencontres : du temps ensemble, des expériences partagées et des liens qui se renforcent. Nous avons hâte de partager avec vous cette aventure conviviale et de vous en communiquer prochainement les modalités pratiques. Chère équipe, nous avons une nouvelle à partager au sujet de notre séminaire annuel : le séjour à Bali n'aura finalement pas lieu et sera remplacé par un bivouac en forêt de Rambouillet. Cette décision donne tout son sens à nos engagements : en renonçant aux vols long-courriers, nous réduisons considérablement l'empreinte carbone de l'événement et alignons nos actes sur nos ambitions environnementales. Surtout, vivre ensemble en pleine nature, autour d'un feu et loin des écrans, offre un cadre privilégié pour se découvrir autrement, coopérer concrètement et resserrer nos liens. Nous avons hâte de partager cette expérience avec vous ; les informations pratiques suivront très prochainement.

GPT-6 Astra rend une copie extrêmement propre mais très convenue. C’est factuel, mais trop. De son côté, Fable 5.1 apporte un ton plus chaleureux, des images plus concrètes et une meilleure impression de sincérité.

2. Produire un SVG à partir d’une image : GPT-6 en tête

Pour ce second test, dans un premier temps, nous donnons à l’IA l’image d’un iPhone 16 Pro particulièrement complexe à reproduire en SVG ; il faut notamment restituer une vue en contre-plongée avec des ellipses déformées par la perspective. Problème, lors de notre test, le résultat de Claude Fable 5.1 est tout simplement inexploitable : le modèle d'Anthropic a décidé de ne pas reproduire à l'identique l'iPhone car il s'agit d'un contenu protégé par Apple. Pour éviter cet écueil, nous demandons à l'IA de générer le SVG d'un paysage, en l'occurence, le Cervin. 

Prompt :

À partir de l'image de référence fournie, génère un SVG vectoriel autonome qui reproduit ce paysage avec la plus grande fidélité visuelle possible.

Le résultat doit être un vrai SVG éditable, construit avec des primitives vectorielles représentant les éléments de la scène (montagne, neige, ciel, nuages, arbres, végétation, rochers, eau, reflet), et non une image matricielle déguisée en SVG.

Interdictions absolues :
- pas de balise <image>, <feImage> ou <foreignObject> ;
- pas de PNG, JPEG, WebP, GIF ou autre raster embarqué ;
- pas de base64, data URI, ressource externe, CSS externe, JavaScript ou canvas ;
- pas de reconstruction pixel par pixel ou quasi pixel par pixel ;
- pas de rectangles ou paths alignés sur une grille pour reproduire chaque pixel ;
- pas de faux SVG servant de framebuffer déguisé.

Le SVG doit être une véritable abstraction vectorielle fidèle de la photo, avec un rendu semi-photoréaliste, détaillé, propre et non stylisé, en respectant le cadrage, les proportions et le reflet dans l'eau.

Renvoie uniquement le code SVG complet, de <svg> à </svg>.

Sur ce test, avantage à GPT-6 Astra : la végétation, les textures et les couleurs sont plus proches de la photo originale. Claude Fable 5.1 reprend la composition, mais ses formes très géométriques donnent un rendu plus schématique. Le modèle d'OpenAI est très clairement au-dessus.  On notera toutefois que seul Fable parvient à reproduire le reflet du Cervin dans l'eau du lac. 

3. Développer une page web statique : GPT-6 moins "AI Sloop"

Nous demandons à Fable et GPT-6 de coder une page HTML/CSS/JS unique et esthétique sur Albert Einstein, incluant une timeline, des équations mathématiques pures, et surtout un canvas simulant dynamiquement la courbure de l’espace-temps au passage de la souris.

Prompt :

Code une page web statique complète et responsive (fichier unique HTML/CSS/JS) dédiée à la vie d'Albert Einstein et à la Relativité Générale.

La page doit contenir :

Biographique : Une timeline interactive et épurée retraçant les 4 articles de son Annus Mirabilis (1905) et la publication de la Relativité Générale (1915).
Rendu scientifique : Une section expliquant l'équation du champ d'Einstein ($G_{\mu\nu} + \Lambda g_{\mu\nu} = \frac{8\pi G}{c^4} T_{\mu\nu}$) avec une mise en forme mathématique impeccable en HTML/CSS pur.
Simulation interactive : Un composant <canvas> en JavaScript pur (sans aucune bibliothèque externe) simulant la courbure de l'espace-temps. Il doit afficher une grille 2D/3D qui se déforme dynamiquement en temps réel autour du pointeur de la souris (simulant la déformation du tissu spatial par une masse).

Consulter la page web produite par Claude Fable 5.1 ici et celle produite par GPT-6 ici

Sur le plan fonctionnel, les deux modèles remplissent la consigne : tous les composants demandés sont présents et opérationnels. En revanche, l’UI fait clairement pencher la balance. Sur le plan visuel, GPT-6 Astra livre une copie plus mature et maîtrisée : son interface sobre, lisible et structurée évite les artifices tape-à-l’œil (AI slop) dans lesquels tombe Claude Fable 5.1, qui mise sur un rendu visuel plus spectaculaire mais plus stéréotypé.

4. Un test de raisonnement contradictoire : Fable 5.1 gagne

Dernier test, plus complexe. Nous analysons ici avec un problème de décision sous contraintes et de raisonnement contradictoire, la capacité des modèles à trancher un conflit d’intérêts et à agir en vrai dirigeant. Le résultat promet d’être intéressant.

Prompt :

Faille de sécurité à 7h : les IBAN de nos utilisateurs sont exposés. La bourse ouvre à 9h. Le DSI veut couper tous les serveurs immédiatement. Le directeur juridique veut attendre 48h pour alerter la CNIL afin d’éviter la panique. Le DirCom veut publier un tweet d’excuse tout de suite. En tant que CEO, tranche le conflit en 3 points concis. Tu dois justifier tes refus et imposer un plan d’action immédiat et séquentiel pour gérer le légal, la technique et le cours de bourse.
GPT-6 Astra Claude Fable 5.1

7h Contenir immédiatement, sous mon pilotage. Je refuse l'extinction générale automatique : elle peut effacer des preuves et aggraver l'indisponibilité. Le DSI et le RSSI isolent les systèmes concernés, ferment l'accès aux IBAN et préservent les journaux et la mémoire. J'autorise une coupure élargie si nécessaire pour stopper l'exposition. La cellule de crise démarre immédiatement. Recommandations techniques.

Dès le confinement engagé Déclencher le juridique. Je refuse d'attendre arbitrairement 48h pour éviter la panique : la notification à la CNIL est distincte d'une annonce publique. Le juridique et le DPO documentent le périmètre, évaluent les risques et transmettent une notification initiale sans délai injustifié, complétée ensuite ; 72h après connaissance constitue le délai maximal de principe. Si le risque est élevé, les utilisateurs sont avertis rapidement avec des consignes de protection. CNIL.

Avant 9h, dès que possible Organiser l'information du marché. Je refuse le tweet improvisé : il ne remplace pas une communication réglementée et vérifiée. Le juridique et le DAF qualifient immédiatement l'éventuelle information privilégiée ; si elle est constituée, nous diffusons un communiqué présentant faits établis, incertitudes, mesures et prochain point d'information, puis le DirCom le relaie. Les initiés s'abstiennent de négocier. Si une diffusion ordonnée exige une suspension temporaire, nous la sollicitons auprès d'Euronext, en coordination avec l'AMF : sa décision ne nous appartient pas. Information du marché, suspension de cotation.

Arbitrage CEO, 7h15. Chacun a raison sur un tiers du problème et tort sur le reste. Trois décisions, une séquence, je porte la responsabilité.

1. Technique DSI : non à la coupure totale. On isole, on n'éteint pas. Il a raison : le vecteur doit être fermé dans les 15 minutes. Il a tort sur le reste : tout couper détruit les preuves volatiles (mémoire, sessions, logs non écrits), nous empêche de chiffrer le périmètre, ne récupère rien de ce qui a déjà fuité, et affiche à 9h une entreprise à l'arrêt en plus d'une entreprise piratée. Décision : fermeture du vecteur exposé (endpoint, bucket, credentials, accès DB), gel et copie des logs et snapshots, forensic externe mandaté. À 8h30 je veux le périmètre : combien d'IBAN, exposition ou exfiltration prouvée, fenêtre d'exposition. Si le vecteur n'est pas isolé à 8h, on coupe le périmètre concerné, jamais l'infra entière.

2. Légal Directeur juridique : non aux 48h. On notifie aujourd'hui. Il a raison sur un point : pas de communication publique sans périmètre. Mais ça vise le tweet, pas la CNIL. La notification à la CNIL n'est pas publique, elle ne peut pas créer de panique : l'argument tombe. 72h est un plafond, pas un objectif, et l'art. 33.4 RGPD prévoit la notification échelonnée : on déclare ce qu'on sait, on complète ensuite. Surtout, des IBAN en clair = risque élevé, donc obligation d'informer les personnes dans les meilleurs délais (art. 34) : chaque heure de silence, ce sont des prélèvements SEPA frauduleux et des arnaques au faux conseiller sur des comptes réels. Attendre, c'est aussi se fabriquer un dossier de dissimulation si un chercheur ou un journaliste publie avant nous. Décision : notification initiale CNIL avant 18h ; plainte pénale sous 72h (condition de prise en charge par l'assurance cyber, art. L12-10-1 C. assur.) ; selon notre statut, alerte DORA (ACPR/AMF, 4h après classification, 24h max) ou NIS2 (ANSSI, 24h) ; journal de crise horodaté dès maintenant.

3. Bourse et com DirCom : non au tweet. Suspension de cotation, puis communiqué réglementé. Il a raison : on parle aujourd'hui, pas dans 48h. Mais un tweet d'excuse à 7h15, c'est communiquer sans périmètre, reconnaître une faute avant qualification juridique, diffuser une information privilégiée hors canal réglementaire avant l'ouverture (dossier AMF, MAR art. 17), et déclencher la panique que redoute le juridique sans rien offrir aux utilisateurs. Décision : demande de suspension de cotation à Euronext avant 9h dans l'attente d'un communiqué , AMF informée, liste d'initiés ouverte à 7h30, interdiction de transaction pour toute personne informée. Le communiqué part quand le périmètre est chiffré, cible 10h30 ; si on n'a qu'une fourchette à 10h30, on publie la fourchette : on ne reste pas suspendus toute la journée. Ordre de com : régulateurs communiqué réglementé et mail aux utilisateurs concernés en simultané reprise de cotation réseaux sociaux en relais. Pas d'excuses, des faits et des consignes. On s'excusera quand on saura de quoi.

Séquence

7h15 Cellule de crise : moi, DSI, RSSI, DPO, juridique, DirCom, DAF. Un seul canal de décision, silence externe total.

7h30 Vecteur coupé, logs gelés, forensic et avocats externes mandatés, assureur cyber prévenu, liste d'initiés ouverte.

8h30 Périmètre (ou fourchette) sur mon bureau. Demande de suspension envoyée à Euronext, AMF informée, président du conseil briefé.

9h Titre suspendu. Rédaction du communiqué, du mail utilisateurs, de la page dédiée et de la FAQ support.

10h30 Communiqué via diffuseur agréé. Mail simultané aux utilisateurs concernés : ce qui a fuité, ce qu'on a fait, ce qu'ils doivent faire (surveiller les prélèvements, activer la liste blanche de créanciers auprès de leur banque, contester tout prélèvement non autorisé sous 13 mois, nous ne vous appellerons jamais pour vos codes). Support renforcé.

11h Reprise de cotation. Call analystes. Tweet et LinkedIn en relais du communiqué, lien vers la page dédiée.

Avant 18h Notification initiale CNIL. Plainte déposée.

J+1 à J+3 Notification complémentaire CNIL avec le périmètre définitif, post-mortem, plan correctif publié.

Là où GPT-6 Astra donne une réponse d’IA très intelligente mais théorique, Claude Fable 5.1 livre une prestation digne d’un cabinet de conseil en gestion de crise. GPT-6 Astra adopte la posture du patron autoritaire qui tranche avec bon sens, mais reste à la surface des procédures. Claude Fable 5.1 démontre une réelle “intelligence de gouvernance” : il anticipe les répercussions judiciaires, financières et réputationnelles avec un niveau d’expertise réglementaire peu égalé.

Conclusion

Sur le papier, les modèles d’OpenAI et d’Anthropic offrent des prestations équivalentes avec une légère avance sur le raisonnement brut et la recherche scientifique chez GPT-6. Dans la réalité et selon nos tests, Fable 5.1 se révèle bien plus agréable et naturel à utiliser au quotidien. Il comprend mieux l’intentionnalité de la demande utilisateur et parvient à produire des écrits plus vivants. Sur le code brut en revanche, il est clairement derrière GPT-6. Le modèle d’OpenAI parvient à produire un travail direct sans concession. Astra va droit au but au risque de négliger certains détails, tandis que Fable 5.1 s’applique davantage quitte à en faire parfois trop.

Foncièrement, aucun modèle n’est le grand gagnant de ce test. Le choix dépendra surtout de l’usage et du prix. Et à ce jeu, OpenAI est clairement le grand vainqueur en offrant GPT-6 Astra à partir de 20 dollars par mois. OpenAI propose, pour une équipe, l’accès à l’intelligence brute le moins cher. Pour un agent d’entreprise, à l’API, Fable 5.1 sera toutefois moins coûteux à l’usage.