Les innovations retail les plus marquantes du mois

Comme chaque mois, focus sur les innovations en point de vente ou sur écran qui changent l’expérience shopping, et qui m’ont marqué au cours des semaines écoulées. Ce mois-ci, avec la rentrée, les retailers proposent des innovations qui fluidifient au maximum le parcours shopping.

Macy’s lance un Selfie Wall pour les Générations Y et Z

Cela fait maintenant trois ans que le Macy’s de Herald Square, l’un des plus célèbres department stores new-yorkais, s’est lancé dans ses ambitieux travaux de rénovation, pour un chantier d’une valeur de plus de 400 millions de dollars. Il a dévoilé ce mois-ci les résultats de cette ambitieuse transformation, visant notamment à mettre le vénérable magasin en phase avec les nouveaux usages des shoppers. Ainsi, toute la section située au premier sous-sol de Macy’s a été rénovée et redéfinie, pour devenir un véritable concept-store dans le magasin, baptisé « One Below », dédié aux jeunes de 13 à 22 ans, à cheval sur la Génération Y (née entre 1980 et 2000) et la génération Z (née après 2000). One Below proposera une sélection de produits plébiscités par ces générations (les cosmétiques de Benefit Cosmetics, les collections de Material Girl, la marque de vêtements de Madonna…) ainsi qu’un espace dédié à l’impression 3D de bijoux. Mais la pièce maîtresse de ce point de vente connecté sera sans conteste son Selfie Wall, un mur permettant de voir et de partager ses achats et ses coups de cœur avec d’autres shoppers, en direct sur Instagram avec le hashtag #Macyslove, mais aussi de réaliser des selfies. Ce dispositif est complété par du wifi gratuit et la possibilité de charger son smartphone. Avec One Below, Macy’s espère avoir créé un point de vente qui évoluera avec les nouveaux usages shopping de la jeune génération, qui pourra alors devenir un véritable un incubateur d’idées pour inspirer des innovations dans les autres magasins de la chaîne. En savoir plus   


Burberry dévoile sa collection sur Snapchat un jour avant le défilé

Le groupe britannique Burberry, célèbre pour ses imperméables et sa maroquinerie notamment, a présenté sa nouvelle collection printemps/été en avant-première sur Snapchat, le service d’envoi de messages qui s’auto-détruisent, très prisé des adolescents, la veille de son défilé à la Fashion Week de Londres. Des images des pièces de la collection Burberry, capturées en direct pendant qu'y étaient apportées les dernières touches, ont ainsi été dévoilées sur Snapchat le dimanche 20 septembre en début de soirée, pour disparaître après 24 heures, comme l’ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué quelques jours avant. L'opération avait pour but de teaser, de donner un avant-goût du défilé de Burberry à la Fashion Week de Londres, qui a, quant à lui, eu lieu le lendemain, lundi 21 septembre. Un culte de l’immédiateté qui bouscule l’industrie du luxe et sa culture du secret et de l’exclusivité, au risque de dévaloriser l’événement « officiel » du lendemain, ont estimé certains. Mais au contraire : plus que d’un « spoiler », il s’agit d’une manière habile de teaser le public autour de quelques pièces, et de générer un gros volume de conversations sur la marque quelques heures avant l’un de ses défilés les plus scrutés de l’année. Le défilé lui-même, avec son assistance triée sur le volet, sa scénographie et son ambiance unique, ne perd rien de son aura de séduction auprès des aficionados. Le défilé a d’ailleurs été soutenu par un partenariat avec Apple Music, avec mise en ligne des versions mp3 des live musicaux du défilé, possibilité de suivre le défilé en livestream et d’acheter en ligne certaines pièce du défilé en direct, tutoriels beauté sur le maquillage des top models grâce à un partenariat avec Sephora sur Youtube. Un bon exemple de la façon dont le digital peut valoriser et enrichir un dispositif physique. En savoir plus    


Un showroom virtuel en réalité augmentée pour John Lewis

John Lewis s’apprête à déployer dans son flagship d’Oxford Street, à Londres, une pièce « vide », qui servira aux clients à visualiser des produits en réalité augmentée, ce qui leur permettra d’avoir accès à un catalogue quasi-illimité de produits à mettre en situation avant de les acheter, et notamment des meubles. Un véritable gain de place et de temps, permettant de visualiser, dans un espace virtuel que l’on peut, selon les besoins, faire correspondre aux dimensions de la véritable pièce dans laquelle on compte installer, par exemple, son nouveau canapé, la place qu’occupera cette future acquisition dans notre logement. Voire de créer, en version virtuelle, une pièce entière, pour voir quels meubles, luminaires et décorations se marient le mieux ensemble. John Lewis va ainsi proposer à ses clients un showroom « infini », débarrassé des contraintes du stockage et de l’espace, pour faciliter au maximum leurs décisions d’achat. En savoir plus   


Eatsa, le premier resto-robot, a ouvert à San Francisco

Chez Eatsa, le client commande en quelques clics, récupère son menu et le paye seul. Ce restaurant, où le personnel est invisible mais bien présent, est le premier restaurant « automatisé » du monde. Ouvert depuis quelques semaines à San Francisco, Eatsa est un restaurant végétarien, qui a fait de son expérience client entièrement autonome un véritable argument de vente. On ne compte plus, en effet, le nombre d’articles de presse qui lui ont été consacrés. Le concept est limpide, mais fort : dans un décor épuré et futuriste, la commande se fait via un iPad (des tablettes sont mises à disposition des clients). Aucun serveur n’est présent. Du moins pas pour servir : l’établissement compte tout de même du personnel en salle, notamment pour débarrasser et nettoyer les tables, mais aussi pour assister les clients qui, pour certains, ne sont pas encore habitués au paiement mobile ou au mode de fonctionnement des commandes. Lorsque votre plat est prêt, il apparaît dans un cube numéroté. Le tout garanti « sans file d’attente, sans caissier et sans absurdités » selon la page d’accueil du site. Après quelques semaines, le succès se confirme, avec de plus en plus de curieux chaque jour depuis l’ouverture. En savoir plus     


Tom Dixon : un pop-up shop dans un hôtel désaffecté

Dans le cadre du London Design Festival 2015, le designer britannique Tom Dixon a dévoilé un partenariat avec le magasin Selfridge d’Oxford, sous la forme d’un pop-up store de plus de 1800 m2, nommé Multiplex, dans l’ancien hôtel désaffecté Old Selfridges Hotel. Il s’agit d’un magasin multi-sensoriel, où cohabitent mobilier, petit électroménager, parfum, décoration, mode, accessoire, beauté, nourriture… Le tout, bien sûr, sous le signe du design, puisque ce sont plus de trente marques et designers internationaux qui sont représentés au sein de cette sélection de produits. Inspiré autant par la Station Spatiale internationale que par la Factory, le célèbre atelier d’artistes ouvert par Andy Warhol à New York en 1964, le pop-up store est placé sous le signe de l’expérience, avec des lunettes fabriquées en direct sous les yeux du public à partir de matériaux atypiques, ou encore un véritable studio de photos de mode, pour permettre aux shoppers d’expérimenter un shooting. Le lieu héberge également un espace de co-working, avec des Macs mis à disposition des visiteurs par la marque Apple. Le pop-up store de Tom Dixon pour Selfridge fait partie intégrante du London Design Festival, mais il invite également à une réflexion sur le point de vente en tant que lieu de vie, de socialisation et d’échanges avec les marques et les autres consommateurs. En savoir plus    

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