En grève, les taxis s'attaquent à une voiture Uber

Alors que les taxis manifestent dans une ambiance tendue à Paris, les VTC demandent au Conseil d'Etat d'annuler le décret leur imposant un délai de 15 minutes avant la prise en charge des clients.

Répondant à l'appel de cinq organisations syndicales, les taxis parisiens sont en grève, ce lundi 13 janvier. La cible principale de la protestation : les VTC, voitures de tourisme avec chauffeur, accusées de leur faire concurrence. Tôt dans la matinée, des taxis grévistes auraient pris pour cible un véhicule de la société Uber, comme l'a rapporté dans un tweet la cliente présente à l'arrière du véhicule : "J'ai été agressée dans une voiture Uber par des taxis en grève près d'un aéroport de Paris : vitres brisées, pneus crevés, véhicule vandalisé et mains en sang ", rapporte Kat Borlongan, avant d'ajouter : "Les agresseurs ont essayé de pénétrer dans la voiture mais notre chauffeur courageux nous a sortis de là, a changé le pneu sur l'autoroute et nous a ramenés à la maison." Uber France a confirmé au "Figaro" que l'incident en question a bien eu lieu, sans commenter davantage.

En parallèle, Allocab vient de déposer un recours en référé devant le Conseil d'Etat pour que soit annulé le décret qui impose aux VTC un délai de 15 minutes avant la prise en charge du client (lire l'article "Le lobby des taxis gagne une bataille contre les VTC", du 14/10/13). Allocab plaide la distorsion de concurrence, s'appuyant ainsi sur l'avis rendu par l'Autorité de la concurrence en décembre (lire l'article "L'Autorité de la concurrence soutient les VTC", du 20/12/13). La fronde des VTC s'organise : un autre recours a aussi été déposé par SnapCar, aux côtés de Chauffeur Privé et de Le Cab.

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