Le cloud computing bénéficie à la gestion du risque de crédit

Les technologies, et particulièrement le Cloud Computing, ont apporté plus de transparence et de pro-activité dans la gestion du risque de crédit. Elles offrent un espace de travail collaboratif où il est désormais facile d’automatiser le suivi des clients, de piloter en temps réel les KPI, de faire circuler l’information...

Ces technologies seraient-elles une réponse simple et efficace au déploiement d’une culture du risque dans les entreprises ?

Parler de culture peut surprendre, lorsqu’il est question de risque de crédit. Pourtant, pour être efficace en la matière, il est crucial de bien cerner ce qui motive les comportements face au risque, notamment dans une période économique tendue. La crise financière mondiale n’a pas manqué de souligner le rôle déterminant que cela joue dans les défaillances d’entreprises. Ainsi plus de 30 % des entreprises françaises sont victimes ou à l’origine d’un retard de règlement excessif [1], c’est-à-dire supérieur aux 60 jours calendaires légaux. Ces retards et défauts de paiements sont responsables de plus de 25 % des faillites d’entreprises [2].
Or le déploiement d’une culture de credit management permet de réduire ces risques. Cette politique « intelligente » du risque de crédit repose principalement sur un échange permanent d’information entre toutes les entités de l’entreprise qui permet de sensibiliser l’ensemble des collaborateurs au cycle « order to cash ».
Les nouvelles technologies et plus particulièrement le cloud se sont avérés particulièrement adaptés à la gestion du risque de crédit. Toutes les fonctions du cycle order-to-cash tirent profit de ce type de solution de centralisation et d’automatisation des tâches, du commercial aux ventes en passant par les achats ou encore la direction financière.
En France, le cloud a fait une percée importante depuis quelques années. Aujourd’hui, 29 % [3] des entreprises ou des établissements publics déclarent recourir à des services de cloud computing et en priorité des applications en mode SaaS (48 %).
Deux raisons principales motivent chez les entreprises françaises l’adoption du Cloud : la recherche d’une flexibilité accrue (63 %) et d’une réduction des coûts (56 %). Le Cloud est de plus en plus perçu comme un levier fort de transformation. Le marché du Cloud en France devrait croître de 36 % [4], pour atteindre 3,5 milliards d’euros fin 2014. Parmi les grandes entreprises, 63 % ont déjà eu recours au Cloud (contre 55 % fin 2012) et 33 % en ont une utilisation intensive.
La démocratisation du cloud s’accompagne d’ailleurs d’un changement important dans la vision de cette technologie qui, au-delà d’un simple levier de réduction des coûts, s’avère aussi être un levier stratégique inscrit à l’agenda des directions générales qui attendent également du cloud une capacité à accompagner la transformation de leur modèle économique (24 %) et à renforcer leur interaction avec leurs clients (21 %).
Les bénéfices des solutions cloud sont d’autant plus impactants qu’ils s’appuient sur la mise en place de bonnes pratiques dans l’ensemble de l’entreprise.
Le cloud a en effet transformé l’organisation et la nature du travail. Le fait qu’une application en SaaS soit disponible «anytime anywhere», que l’ensemble des utilisateurs partagent tous la même information qui a la même fraîcheur change en profondeur un certain nombre de processus dans l’organisation ainsi que la nature du travail.
L’ensemble des intervenants peut ainsi avoir accès, en temps réel, à des données cruciales telles que l’exposition au risque, les provisions constituées ou encore le règlement financier des sinistres.
Les solutions cloud permettent de réduire le DSO, de sécuriser le cash flow, d’améliorer la politique du Credit Management et de fait, d’augmenter la productivité. Grâce à sa souplesse et sa réactivité, elle offre plus de proactivité dans la gestion et la prévention des risques, rend possible l’optimisation du coût et les performances du programme d’assurance-crédit et assure que l’ensemble des règles de gouvernance définies seront appliquées au quotidien.

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[1] Source : Observatoire des délais de paiement - Rapport annuel 2013
[2] Source : Tinubu Square
[3] CloudIndex de PAC- juin 2014
[4] IDC

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