5 conseils pour réussir vos visualisations de données

Correctement utilisée, la visualisation des données sous forme de graphiques aide les entreprises à en extraire efficacement le sens, et donc les informations essentielles.


On dit souvent qu'une image vaut mieux qu'un long discours, et c'est particulièrement vrai dans le monde de l’entreprise, en quête de performance et de gouvernance. Correctement utilisée, la visualisation des données sous forme de graphiques aide les entreprises à en extraire efficacement le sens, et donc les informations essentielles. Cette capacité est d'autant plus importante que les entreprises sont à la recherche de nouveaux outils d’aide à la décision et d'optimisation de leurs activités.

La bonne nouvelle, c'est que les technologies de visualisation ont suivi l'évolution d'autres tendances liées aux données. Même si les entreprises utilisent les graphiques depuis des dizaines d'années, il ne suffit pas d'y insérer des données pour obtenir des informations utiles. Les entreprises commencent à utiliser des graphiques plus détaillés et interactifs pour permettre aux utilisateurs de repérer les valeurs aberrantes, les modèles, les tendances, analyser et même révéler les corrélations au sein de données complexes, comme jamais auparavant. Toutefois, pour bénéficier pleinement des capacités d'une plate-forme de visualisation des données de haut vol, elles doivent respecter 5 impératifs :

1.       Définir des objectifs précis

La principale erreur des équipes de visualisation est de voir trop grand. Elles souhaitent inclure trop d'informations dans leurs graphiques, ce qui produit des visualisations surchargées. Une bonne visualisation présente un nombre limité de mesures, entre 7 et 9 au maximum, que les utilisateurs peuvent consulter d'un coup d'œil.

De même, il est préférable de ne représenter pas plus de 9 indicateurs clés dans le tableau de bord. Un nombre trop important d'indicateurs peut dérouter les utilisateurs. La visualisation doit rester simple. Moins une visualisation nécessite d'interprétation, plus elle est facile à comprendre. Si votre visualisation est encombrée, essayez un autre format. Le format le plus clair est généralement le meilleur.

Assurez-vous également que le format de l'information répond aux besoins de l'utilisateur et de l'usage qu'il en fait. Par exemple, les utilisateurs métier préfèrent souvent les diagrammes, qui peuvent se présenter sous de nombreuses formes. Mais la complexité que les utilisateurs introduisent parfois dans une visualisation nuit à sa compréhension. Lorsque vous créez des graphiques, évitez de les surcharger afin de faciliter l’interprétation des données.

2.       Choisir un type de graphique adapté aux données

Choisissez votre graphique avec soin selon les données qu'il représentera et le public auquel il est destiné. Nous connaissons tous les courbes, les diagrammes en aires et en secteurs. Pour autant, toutes les visualisations ne conviennent pas à toutes les situations. 

Ainsi, les diagrammes en secteurs sont couramment utilisés pour représenter des informations, mais ils sont controversés dans le monde de la visualisation. Il est très difficile de comparer un secteur à un autre, et pourtant ils sont très souvent utilisés dans ce but. Utilisez-les avec discernement, uniquement pour montrer une série de données limitée.

Familiarisez-vous avec la vaste gamme d'outils visuels à votre disposition et choisissez-les avec soin en fonction du résultat souhaité.

3.       Utiliser les couleurs et la perception
L'utilisation des couleurs et de la perception est très importante en matière de visualisation. Les couleurs peuvent améliorer et clarifier un graphique, permettant ainsi aux utilisateurs de comprendre ce que révèlent les données. Mal utilisées, elles peuvent perturber les utilisateurs et rendre les informations illisibles. Par exemple, vous pouvez utiliser des couleurs pour mettre en évidence des valeurs positives ou négatives, ou encore présenter l'évolution des données au fil du temps ou selon différentes variables.

Toutefois, gardez toujours à l'esprit que l'analyse est prioritaire sur les couleurs. De nombreuses entreprises adoptent les couleurs de leur charte graphique dans leurs visualisations, mais elles ne sont pas toujours adaptées. Les entreprises doivent choisir leurs couleurs en fonction des messages et des informations qu'elles sont censées communiquer et non des recommandations du service marketing.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que certains utilisateurs sont daltoniens. Si possible, ne vous appuyez pas uniquement sur la couleur pour transmettre une idée. Utilisez des formes ou des couleurs appropriées que la grande majorité des utilisateurs sont capables de voir.

4.       Choisir les ensembles de données avec soin

La qualité des visualisations dépend directement de la qualité des données qu'elles représentent. Parfois, les visualisations présentent des résultats inattendus que les équipes ne comprennent pas et la faute finit par incomber aux outils de BI. Cela ne devrait pas se produire.

Les outils de visualisation doivent être utilisés pour repérer ces problèmes en amont afin qu'ils puissent être corrigés avant d'affecter l'intégralité du projet. Pour ce faire, il est préférable que l'utilisateur soit en mesure de faire la différence entre une découverte inattendue et un problème de données.    

5.       Expérimenter

Enfin, expérimentez. Laissez les utilisateurs qui en ont besoin interagir avec les visualisations, par exemple, dans les services qui utilisent des données géographiques.

La visualisation des données peut véritablement révolutionner la façon dont votre entreprise exploite ses données, mais elle doit pour cela être utilisée le plus efficacement possible. Napoléon avait raison, une bonne image vaut mieux qu'un long discours. Toutefois, cela n'est vrai que si l’image en question vous aide à comprendre une situation et à agir en conséquence.

 

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