Stocker n’est pas sauvegarder !

Les offres de stockage dans le cloud se multiplient, ce qui fait baisser leur prix. Mais pour la plupart, ces solutions ne proposent pas de sauvegarde. Ce qui expose les PME utilisant ce type de services à des risques.

Les offres  de stockage de données en mode cloud sont nombreuses : le cloud drive d’Amazon, OneDrive de Microsoft, hubiC d’OVH, ou encore MediaFire et Dropbox, et les coûts de plus en plus compétitifs, avec des tarifs pouvant aller jusqu’à 30 dollars/an pour 1 To de stockage.

Chacun se positionne en offrant des services additionnels, comme l’installation gratuite d’Office offerte par Microsoft, ou un meilleur support des applications tierces pour Dropbox, mais aucun ne propose de service de sauvegarde. Or, migrer ses données ou applications vers le Cloud ne fait pas disparaitre ce besoin.

Beaucoup de PME pensent qu’en basculant leur données et applications dans le Cloud, elles basculent aussi la responsabilité de les protéger. Mais ces prestataires se prémunissent pour leurs propres potentiels sinistres, et non pour ceux de leurs clients. Si un de leur serveur tombe en panne, ils peuvent restaurer leurs données, mais si une PME supprime un fichier par erreur, ils ne pourront pas le récupérer.

Par ailleurs, le Cloud est très collaboratif, une donnée peut être reliée à plusieurs applications. Par exemple, lorsqu’un utilisateur télécharge une application iPhone pour synchroniser ses informations Gmail, en cas de bug qui supprime certaines données, il devient alors indispensable de pouvoir bénéficier d’une solution de sauvegarde pour restaurer ces données.

Pour les fournisseurs de Cloud, il ne serait pas facile, voire impossible de proposer un service de sauvegarde, car restaurer des données parmi celles de millions d’utilisateurs est complexe. La restauration nécessite une intelligence des moteurs de récupération, qui ne doivent rapatrier, en fonction de l’ampleur et nature des sinistres, que les données impactées et non leur totalité.

Il ne serait pas non plus facile pour ces fournisseurs de répondre aux requêtes de restauration. Par exemple, lorsque un utilisateur demande à l’API (interface de programmation) de Google Drive de récupérer un fichier, et qu’en quelques secondes il n’y a toujours pas de réponse, les sources de la latence peuvent être multiples : l’API peut dysfonctionner, le fichier n’existe pas, le réseau est perturbé, la limite du nombre de requêtes est atteinte, etc.

La sauvegarde n’est donc pas que du stockage de fichiers, c’est aussi la possibilité de comprendre une requête et de restaurer instantanément tout type de fichier ou application, à tout moment.

Perdre un seul fichier peut avoir des répercussions conséquentes sur la performance d’une opération, lorsque ce sinistre s’étend à des dizaines, centaines, voire milliers de données, c’est la profitabilité de toute l’entreprise qui est menacée. Les offres de stockage dans le Cloud sont séduisantes mais il est indispensable en parallèle de se doter d’une solution de sauvegarde des données, robuste, fiable, et adaptée. 

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