Sortons du statu quo et faisons de la data une priorité en l’ouvrant enfin aux métiers !

Trésor inestimable pour les entreprises, la data a trop longtemps été sous exploitée. De ce fait, devenir data-driven est la nouvelle clef de la réussite pour les organisations, de plus en plus nombreuses à s’activer pour atteindre cet objectif.

Devenir data centric est le nouveau paradigme et les organisations font face à un Himalaya de complexité pour ouvrir leurs data aux métiers. Alors comment tirer le plein potentiel de la data quand l’organisation doit gérer des contradictions telles qu’ouvrir l‘accès tout en assurant la sécurité et les règles de RGPD, donner les moyens à un coût raisonnable pour la DSI sans oublier la clé essentielle pour les métiers : quoi attendre de ses données ? Devenir data driven est un long apprentissage pour l’ensemble des membres de l’organisation et il est urgent de passer de la théorie à la pratique.

Au-delà de la formule rebattue, quelles sont les implications d’une stratégie data-driven ?

Selon une étude récente de BARC (BI Trend Monitor 2019), la cinquième tendance la plus importante pour les organisations est de devenir data-driven. Mais qu’entend-on réellement par ce terme ? Il s’agit pour l’entreprise d’apprendre à se servir des données récoltées comme un véritable atout stratégique. Au-delà de la vision, l’entreprise doit faire évoluer sa culture et sa stratégie à long terme autour de la data. Elle doit utiliser les données pour prendre des décisions éclairées par des analyses descriptives, prédictives et prescriptives de haute qualité.

Avec des quantités toujours plus importantes de données générées dans le monde, la business intelligence (BI) et l’analytique sont devenues des enjeux primordiaux pour les entreprises et organisations gouvernementales. Pour devenir data-driven et enfin réussir à exploiter tout le potentiel du big data, il est vital que les entreprises puissent exploiter le potentiel de données pour en tirer de l’information concrète pour les métiers, qu’il s’agisse des directions financières, marketing ou encore commerciales…

On a constaté comment les GAFAM sont devenus des leaders mondiaux et ont su prendre une avance considérable en ce début de XXIe s grâce, entre autres, en leur capacité à exploiter les données à leur disposition.  Malheureusement pour les organisations plus traditionnelles, la réalité est bien différente de l’objectif fixé.

Des entreprises paralysées par un statu quo et un manque de pratique

Le constat est sans appel : les entreprises ont beau vouloir être data driven, elles sont encore loin d’y parvenir. Le sondage réalisé par NewVantage Partners en début d’année, intitulé "Big Data and AI Executive Survey" révèle que 69% des organisations n’ont pas encore créé une organisation data-driven. Plus alarmant encore, 72% des participants estiment qu’ils n’ont pas encore réussi à créer une "culture data" au sein de leur entreprise.

Ces chiffres prouvent que la théorie autour de l’objectif "data-driven" a beau être au centre des pensées, les entreprises s’enlisent encore dans un statu quo autour de 4 forces opposées : les problématiques de sécurité des données, les réglementations telles que la RGPD, les besoins métiers et les infrastructures IT. Comment alors devenir data driven si les directions générales restent paralysées et prisonnières de leur approche verticale ? 

A ces quatre forces s’ajoutent des problématiques culturelles et les investissements techniques historiques. Culturellement, les entreprises françaises ont peur de donner accès aux données au sein des métiers de leur organisation. Parce que les utilisateurs risquent de faire des erreurs, l’accès à la data est verrouillée et confinée par les services IT. Si les organisations n’arrivent pas à dépasser la peur de l’erreur, elles ne pourront malheureusement pas apprendre à les dépasser pour enfin accéder à l’étape supérieure et pouvoir les maitriser.

Côté technique, ce sont les investissements qui sont mis en cause. Malgré sa valeur stratégique irréfutable aujourd’hui, l’analytique a mis du temps à être dans les principales préoccupations des organisations. Elle n’a jamais été au centre des investissements par le passé et les systèmes d’information décisionnels étaient loin dans la liste des priorités. Des centaines de millions d’euros ont été dépensés sur l’infrastructure, l’ERP, le CRM, avec les géants tels que IBM, SAP ou encore Salesforce récemment dominant le marché. Seul le stockage de la donnée fut important avec l’ascension d’Oracle.

Une seule solution : ouvrir nos données aux métiers et permettre d’expérimenter

La situation dans laquelle s’encombrent les entreprises est pourtant facilement solvable si celles-ci veulent devenir data-driven. La solution s’impose d’elle-même : il est temps d’arrêter de s’en tenir à la théorie et de passer à la pratique. Le rôle de la direction générale est essentiel afin de porter ce projet par itération plutôt que par une traditionnelle approche verticale : en ouvrant et en faisant de la donnée une priorité. 

De la même manière que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en permettant aux métiers d’utiliser la data qu’ils pourront en exploiter toute la richesse. Un pâtissier ne peut pas réaliser une pièce montée à partir d’une simple recette s’il ne s’est pas exercé avant. Un compositeur ne peut pas créer une bonne musique s’il n’a pas joué avec les notes et les harmonies. Avec la donnée, nous faisons face au même phénomène.

Il est bien évidemment possible que les utilisateurs fassent des erreurs au début, mais n’est-ce pas ainsi que l’on apprend ? Il est temps d’ouvrir la donnée aux métiers et d’intégrer dans la culture un "droit à l’erreur". Bloquer l’accès à la data ne permettra pas aux utilisateurs de grandir, ni aux entreprises de concurrencer les GAFA en misant stratégiquement sur leurs données. Il est temps d’embrasser le changement et de libérer la donnée.

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