Quel trafic obtenir, avec la sémantique SEO, sur une thématique concurrentielle ?

5000 visiteurs /mois ? 50.000 ? 500.000 ? Davantage ? Quid de la conversion ? Il s'agit d'un sujet sensible tant la véritable sémantique est malmenée et incomprise de nos jours… Du moins, dès lors que nous parlons de sites web.

J'entends souvent : "j'ai fait plein de textes sur mon site et il ne s'est pratiquement rien passé", parfois aussi, les "cocons sémantiques, je n'y arrive pas, les miens ne donnent rien".

Dès lors, pourquoi ne pas être tenté de monter un PBN, voire d'acheter des domaines expirés, ou des liens ?C'est sans fin…… Pas forcément !En pratique, la sémantique, à elle seule, peut rendre visible un site (même utilisée sans action volontaire et conjointe de Netlinking.)Et pourtant, promis, je ne travaille pas chez Google !Les liens sont, de fait, la solution la plus courante et la plus répandue. Nous en faisons jusqu'à temps d'être là où nous souhaitons (ou bien d'être démoli par Google avant d'y être parvenu).En comparaison, il est vrai que la sémantique nécessite davantage de recul, de réflexion stratégique, car tout va se passer sur notre site et qu'il ne faut pas écrire ou faire n'importe quoi chez soi. A priori, c'est sans risque et durable.Parfois, il arrive qu'un client ait un site, vierge de tout antécédent pénalisant, avec pour ainsi dire aucun lien. Nous parlons ici de site sur des thématiques où les "spammeurs" sont les rois. D'autres fois, c'est la concurrence qui est composée de sites d'autorité.Souvent, nous avons les deux à la fois. Alors, comment faire ?Je vais vous présenter un plan d'action que j'utilise presque systématiquement pour rivaliser avec tout ce beau monde.J'en ai quelques autres qui montent plus vite et/ou plus haut, mais toutes les thématiques ne les supportent pas (et il est délicat d'en parler publiquement).Dans tous les cas, ce que je vous propose est applicable par vous si vous suivez à la lettre chacune des étapes.Nous reviendrons plus bas sur chacune de celles-ci.
Un premier tour rapide dans les grandes lignes :
  • Première étape : le site doit être techniquement parfait, pas presque parfait, mais parfait… 
  • Deuxième étape : chaque page du site doit avoir un contenu ciblé pour l'internaute de la page en question et contenir quelques ingrédients calculés mathématiquement pour que Google le comprenne
  • Troisième étape : réaliser un maillage interne, mais là, il faut qu'il soit aussi calculé, pas réalisé au doigt mouillé
  • Quatrième étape : si le site a une taille suffisante, faire un cocon sémantique idéalement façon metamot (ces cocons ne ressemblent plus vraiment à des cocons; nous utilisons ce terme par commodité, car nous sommes partis de ceux-ci pour aller vers quelque chose qui y ressemble, mais en bien plus performant, de l'ordre d'un facteur 20 ce qui est assez sympathique. Ne pas oublier qu'un cocon doit, de toute façon, toujours posséder un index, une table des matières et qu'un cocon peut ne pas bien fonctionner s'il est plus volumineux que le site ou sous-dimensionné par rapport à la requête visée.
La démarche globale :
Nous pouvons donc procéder "à l'envers" : vous avez une expression qui vous tient particulièrement à cœur. Calculez à l'aide de la méthode empirique présentée ici la taille de votre cocon. Puisqu'un cocon doit toujours être plus petit que votre site, vous avez en même temps la taille minimale, en volume, de la partie "classique" de votre site . Il va sans dire que toutes les pages dites classiques devront faire un lien vers la table des matières du cocon.Toutes les pages du site devront avoir un contenu original et suffisant, même les pages de produits et tout devra être maillé avec une précision chirurgicale...Rassurez-vous, ce n'est pas forcément compliqué. Reprenons maintenant chacun de ces points.
Le point 1 : un site parfait techniquement
Vous aurez tellement de travail à faire sur le contenu qui, vous allez le voir après, n'a rien de classique, que travailler sur une passoire qui fuit n'a rien d'efficace.Pour un ecommerce par exemple, pas de filtre à facette avec des millions d'urls à la clé via les combinaisons qui explosent très vite, même si elles sont sensées être en noindex, et les liens des urls déclenchant les filtres en nofollow, ça ne suffira pas. Une première obligation : ne pas passer les paramètres en GET, mais en POST pour éviter que l'url change. Ensuite, une seule url pour l'ensemble de tous les filtres d'une page. Placez-la dans un formulaire par exemple, lequel recevra les paramètres des filtres. À votre développeur de faire son travail correctement. Fuyez autant que possible les paginations. Ne multipliez pas les liens dans les listings : 1 seul lien par produit, pas 3 ou 4 (faites par exemple le lien sur le bloc qui invite à aller voir le produit). Ne répétez pas les liens contacts, etc. en haut et en bas des pages. Un lien se doit d'être unique sur une page. Techniquement, les possibilités de massacrer son site sont tellement nombreuses que tout citer ici nécessiterait plusieurs chroniques !Je vous entends : pourquoi parler de la perfection technique du site alors que cette chronique est sensée parler de sémantique ?C'est la chose la plus importante à retenir de cette chronique : la sémantique, du moins celle dont nous parlons, n'a pas vocation à juste remplir des pages pour donner à manger au moteur. Sa vocation est surtout de faire des liens vers d'autres pages du site via le maillage. Si ce maillage est calculé et équilibré, la puissance du site va s'amplifier d'elle-même sans apport de liens externes. Pour cela, votre site ne doit surtout pas être une passoire et dilapider l'action du maillage interne. Votre site devra être étanche, sans déperdition.
Cela permet donc de passer au point 2 : le contenu
Ce n'est pas grâce à 500 mots ou 1000 mots écrits avec amour par votre rédacteur que vous allez casser la baraque sur une page. Même si vous le faites sur tout le site, ce ne sera pas forcément beaucoup mieux.Ne rêvez pas, vos concurrents l'ont déjà fait. Vous pourriez vous dire que vous allez utiliser un outil dit "sémantique" pour améliorer la situation, mais quand bien même ce serait mieux, ce ne serait pas suffisant pour autant.Pourquoi ?Les outils proposent de trouver les mots les plus couramment rencontrés sur les pages concurrentes à la vôtre. Il s'agit donc, d'une démarche par statistique. Rien ne dit, du coup, que cela soit ces mots que Google aimerait trouver dans une page. Cela dit seulement que vos concurrents les utilisent et ce n'est pas du tout la même chose.Il faut donc procéder autrement.Quels mots Google voudrait, lui, trouver dans votre page, pas ce que votre concurrence utilise.De notre côté, nous avons donc cherché à comprendre comment déceler ce que Google aimerait voir dans votre page, et ce changement de paradigme change tout.

Bon allez OK, alors vous allez faire des textes pour toutes les pages de votre site. Vous faites bien attention à utiliser chaque lexie des metamots  et vous voilà devenu le roi du pétrole ?

… Eh bien non, ce n'est toujours pas suffisant, même si cela peut être mieux. De toute façon, cela vous a donné des idées de rédaction, donc ce n'est déjà pas si mal. Mais vous ne serez toujours pas en top SERP juste en ne faisant que cela…

Vous êtes arrivé à la fin de cette étape que vous vous dites : un maillage interne peut-être ?

Le point 3 : le maillage parfait

Si ce maillage repose sur des pages qui partagent les mêmes lexies, Google devrait trouver cela parfait. Ces lexies ne sont pas là par hasard.

L'objectif est, pour lui, d'être capable de faire des prédictions sur chaque lien. Du coup, proche de chaque lien, mettez les lexies communes aux deux pages à proximité des liens du maillage.

En pratique, il faudra toutefois éviter les liens réciproques, il faudra aussi équilibrer le nombre de liens reçus par elles et le nombre qu'elles-même font. Faire attention à un point : les menus. Il est possible que, sur une page donnée, un lien de menu pointe sur la même page que celle que vous voulez mettre dans le contenu. Donc, dans ce cas, le contexte sémantique d'un menu étant très confus, dans le contenu dédoublez l'url-cible en y ajoutant une ancre (#ancreqqchose à la fin de l'url). Sur la page-cible, placer l'ancre de réception à l'endroit le plus "raccord" avec votre propos. C'est bien, car l'internaute n'aura plus à chercher de partout ce que vous vouliez lui montrer sur la page-cible !

Là aussi, les lexies "de liaison" devront s'y trouver, pas forcément exactement les mêmes que dans la page qui a émis le lien, mais en tous cas, des lexies communes aux deux pages.

Combien en faire comme cela ?

Disons que si vous arrivez à 4 ou 5 liens sortants et 5 liens entrants par page, c'est déjà pas mal. Ce qu'il faut essayer de faire, c'est d'avoir peu ou prou le même nombre partout. C'est ainsi que votre site conservera son équilibre de poids entre chaque page, mais amplifiera la puissance globale du site assez fortement : toutes les pages sont plus puissantes, car le jus circule, et surtout le jus ne circule pas au hasard.

Quand vous aurez fait cette 3e étape, le site va commencer à se positionner sur beaucoup de mots-clés de longue et moyenne traîne, mais vous êtes plus ambitieux que cela, n'est-ce pas ?

Le point 4 : le cocon façon metamot

Avec un "cocon sémantique calculé mathématiquement", par rapport à un cocon manuel, nous avons, en théorie, un facteur de 20 ou 25 en termes de puissance obtenue sur la page que nous désirons "pousser" (en utilisant les formules habituelles de calcul de pagerank, surtout si celui-ci est "sémantique" à présent).

Il faudra du courage et de la volonté, car certains cocons nécessitent un moral d'acier et une volonté de "faire" ;-)

Pour un rédacteur ou un référenceur classique, cela peut changer ses habitudes, mais ce qui est important, c'est que l'annonceur soit à la place qu'il mérite.

Là, nous retrouvons les règles du maillage, mais nous allons jouer sur la position des liens et chercher à promouvoir une requête particulière.

Heureusement, les calculs peuvent se faire automatiquement.

Mais, pourquoi ai-je dit plus haut que cela était un cocon sans en être vraiment un ?

Dans un cocon fait "à la main", ou même avec un outil qui se base sur la similarité, vous n'arrivez pas à vous détacher de cette notion de profondeur, de hiérarchie, avec des thèmes et sous thèmes.

Finalement, il est presque normal d'assister à ces débats dans la sphère seo sur la différence entre silos thématiques et cocons sémantiques. Cela s'explique par le fait que pour "espérer" avoir un semblant de glissement sémantique entre les pages, nous utilisons une méthode de classement thématique, et, au fond, de silo !

Pour ma part, je me moque de ces notions de thématiques/sous-thématiques, d'url imbriquées, etc.

Un vrai "amplificateur", selon moi, doit avant tout remplir 2 conditions :

  • Chaque lien doit pouvoir répondre à une prédiction en s'appuyant sur ce que nous pouvons voir faire Google lui-même, donc, aucun "classement" entre les pages (même si, pour ne pas déstabiliser les gens, j'utilise toutefois les notions de largeur et profondeur, mais c'est virtuel, pas réel).
  • il faut organiser l'amplificateur de telle sorte à obtenir la meilleure combinaison possible parmi les millions qui peuvent exister, dans le seul but de donner la puissance maximale à une page en particulier. Aucune notion de hiérarchie ne rentre en ligne de compte.

Finalement, cela tient du maillage interne, mais qui s'oppose à ce dernier dans l'objectif, tout en y ressemblant fortement dans la logique de navigation. Mais ici, nous voulons pousser une page spécifique, pas amplifier toutes les pages. Les pages du pseudo-cocon, sont les soldats de cette page-cible (également nommée la tête).

Idéalement, moins il y a de liens de menu, mieux c'est, car tout doit être pensé pour les liens dans le contenu, avec leur contexte (lexies).

Pouvons-nous faire encore mieux ?

Nous ajoutons un point 5 :

Nous avons vu que nous devions faire sur toutes les pages des liens vers la page "table de matière" de votre cocon. Mais nous pouvons aussi renforcer la puissance du cocon en liant, également en site-wide, les pages ou une partie des pages qui sont à un lien seulement de distance avec la page à pousser (donc en relation directe avec ladite page). Bien sûr, si vous voulez faire 15 cocons sur votre site, ça va plus que se compliquer pour utiliser ce complément !

Un point 6 :

Allez, pour faire plaisir à mes amis qui ne font que du netlinking, rien ne vous interdit, si cela ne vous a amené qu'en position 2, de faire une poignée TRÈS raisonnable de liens vers votre site, mais ne perdez pas de vue que le moindre lien entrant va être considérablement amplifié par cette stratégie sémantique. Ne faites cela qu'après que tout ce qui précède ait été fait et attendez quelques mois, tout de même, avant d'envoyer un peu de liens. En pratique, 9 fois sur 10, si c'est bien fait, vous n'en aurez même pas besoin.

Conclusion

L'objectif de la sémantique prédictive n'a finalement pas pour objectif de remplir des pages avec des pavés de textes. Il faut, au contraire, élaborer un maillage permettant aux internautes et au moteur d'y trouver ce qu'ils attendent. Google aime faire des prédictions sur les liens.

Je dirai pour la circonstance : allez-y de bon coeur, mettez-y soin et amour, le Dieu Google vous le rendra au centuple.

Oui, nous terminons souvent, au final, avec beaucoup de pages… comme les sites d'autorité d'une certaine façon, mais c'est tellement mieux pensé, que vous pourrez prendre le dessus dans la plupart des cas.

Quel trafic obtenir, avec la sémantique SEO, sur une thématique concurrentielle ?
Quel trafic obtenir, avec la sémantique SEO, sur une thématique concurrentielle ?

J'entends souvent : "j'ai fait plein de textes sur mon site et il ne s'est pratiquement rien passé", parfois aussi, les "cocons sémantiques, je n'y arrive pas, les miens ne donnent rien". Dès lors, pourquoi ne pas être tenté de monter un PBN, voire...