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Accessibilité et couleur : prendre le daltonisme en compte
 
Rendre un site accessible à tous signifie entre autres choses d'utiliser des contrastes et intensités de couleurs qui ne gênent pas la lisibilité de celui-ci. Raisons et solutions. (10/07/2006)
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L'accessibilité n'a pas été créée au seul bénéfice des non voyants, comme certains pourraient le croire, mais à celui de tous les handicaps (qu'ils soient visuels ou autres), et quel que soit le degré du handicap en question. Par définition, l'accessibilité est le fait de permettre à tous d'accéder à une ressource, sans discernement physique ou matériel/logiciel.

Le problème
Les handicaps visuels sont les plus évidents, mais les non voyants ne sont pas les seuls à pouvoir profiter de plus d'attention : les mal voyants et les daltoniens forment également une portion importante (voire grandissante avec le vieillissement de la population) des internautes. Si l'on combine les différents handicaps visuels possibles, on se rendra compte que ceux qui ont une vision parfaite ne forment pas une si grosse majorité - et c'est pourtant trop souvent pour eux seuls que les sites sont construits.

Bien choisir ses combinaisons de couleurs peut donc facilement apporter une meilleure lisibilité, et par conséquent une meilleure accessibilité, aux mal-voyants. Parmi les mal voyants se trouvent les personnes atteintes de daltonisme, c'est-à-dire une interprétation déficiente des couleurs.

Définitions
Synthèse additive des couleurs
rouge, vert et bleu.
Là où une vision normale combine trois pigments (rouge, vert et bleu) pour interpréter les couleurs, le daltonien peut :
  - en avoir trois dont un ou plusieurs avec déficience : c'est le trichromatisme anormal, avec protanomalie pour le rouge, deuteranomalie pour le vert et tritanomalie pour le bleu.
 - en manquer d'un sur les trois : c'est le dichromatisme, avec deutéranopie pour les rouge et bleu, protanopie pour les vert et bleu, et tritanopie pour les rouge et vert.
 - en manquer de deux sur les trois : c'est le monochromatisme, la personne voit le monde en dégradé de noir et blanc, ou avec des couleurs très délavées.

Possibilités
Le premier point à vérifier, rien dans l'interface du site ne doit reposer uniquement sur la couleur : pas de message d'alerte avec un rouge vif pour seule différenciation, par exemple. Il est nécessaire qu'une information puisse être comprise autrement : placement, contexte, balisage, texture, indicateurs...

Le second point en de s'assurer d'une bonne lisibilité en travaillant les contrastes des couleurs utilisées. Ces contrastes jouent sur l'intensité de la couleur, et la différence entre deux couleurs. L'évaluation du bon dosage pouvant se révéler trop subjective, le W3C a proposé un algorithme de calcul pour chacun, et certains outils en ligne existent pour tester ses choix de couleurs et de contrastes : VischeckURL, Color Scheme Generator, Colour Contrast Check ou Color Vision. Il faudra s'assurer que la différence d'intensité entre les éléments pertinents (textes) et ceux non pertinents (fond coloré) est flagrante.

Le spectre de lumière visible.
On évitera enfin de combiner les couleurs claires des extrémités du spectre lumineux (rouges, bleus) avec les couleurs sombres du milieu du spectre (jaunes, verts), car les extrêmes paraissent plus sombres à ceux qui ont des déficiences, ce qui réduit le contraste possible. On cherchera donc à combiner les couleurs claires du milieu du spectre avec les couleurs sombres des extrémités.
 
Xavier Borderie, JDN Développeurs
 
 
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