La Fevad s'oppose à un nouvel impôt sur les achats en ligne

Ayant pris connaissance du projet du sénateur Marini, la Fédération e-commerce et vente à distance souligne à nouveau l'effet négatif qu'une nouvelle taxe pourrait avoir sur l'emploi et l'équilibre du commerce en ligne.

La Fevad vient de réagir aux propositions du sénateur Marini concernant la création de nouvelles taxes sur le numérique, parmi lesquelles figure l'instauration d'un nouvel impôt sur les achats en ligne. Une proposition qui, pour la Fevad, s'inscrit à contre-courant de la politique du gouvernement pour relancer le pouvoir d'achat des Français. "Les marges étant particulièrement faibles sur Internet, les sites n'auront d'autre choix que de répercuter cette taxe supplémentaire sur les prix", explique ainsi l'organisme qui craint par ailleurs un effet négatif sur la création d'emploi dans le commerce, l'e-commerce y ayant contribué à moitié entre 2006 et 2009.

 

Au-delà de l'emploi en France, c'est aussi l'équilibre de tout un secteur qui serait mis en péril selon la Fevad qui estime que "la création de cette taxe, unique en Europe, aura pour effet de décourager les investissements et de ralentir la création d'emplois dans le secteur". La fédération voit dans cette proposition un manque de compréhension de la structure des acteurs de l'e-commerce qui risquerait de "fragiliser la situation financière de nombreuses entreprises françaises". Au sénateur Marini qui estime que sa taxe permettrait de rétablir l'équité fiscale entre commerce physique et commerce en ligne, l'organisme rétorque que le Conseil du Commerce de France, qui regroupe l'ensemble des acteurs du commerce, a pris ouvertement position contre cette taxe, à différentes reprises.

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