Kobo lève 52 millions de dollars pour son service d'e-books

Ce tour de table permettra à l'ambitieuse plate-forme canadienne de se lancer en Europe dès le mois de mai.

La société canadienne Kobo, qui commercialise des livres numériques sur une plate-forme en cloud, a annoncé le 19 avril avoir levé 50 millions de dollars canadiens (52 millions de dollars US, 36 millions d'euros), dont 13 millions auprès d'investisseurs existants et 37 millions auprès d'un "investisseur institutionnel majeur". Cette injection de capital lui servira à attaquer l'Europe dès le mois prochain. Il ouvrira boutique avec des contenus locaux en mai en Espagne et en Allemagne et cet été en France, en Italie et aux Pays-Bas, pour commercialiser livres, journaux et magazines numériques.

 

Kobo, essaimé fin 2009 du distributeur canadien Indigo Books & Music, ambitionne de devenir l'un des trois premiers acteurs mondiaux du livre numérique. Sa plate-forme en cloud permet aux utilisateurs de lire des contenus sous de nombreux formats depuis n'importe quel appareil : des applications Kobo gratuites de lecture d'e-books sont disponibles pour la majorité des smartphones, des tablettes, des netbooks, ordinateurs portables et ordinateurs. Son application est pré-installée sur le BlackBerry PlayBook de RIM et sur le Galaxy Tab de Samsung. La plate-forme de Kobo est aussi accessible depuis l'eReader de Sony et Nook de Barnes and Noble.

 

Le service, qui compte déjà 3,2 millions d'utilisateurs dans plus de 100 pays, a recruté 1 million de nouveaux utilisateurs rien que sur les trois derniers mois. Son catalogue de 2,3 millions d'e-books, de magazines et de journaux en fait un concurrent plus que sérieux pour Amazon et Apple sur le marché du livre numérique. Il propose également le service Kobo Reading Life, expérience sociale permettant à ses utilisateurs de se connecter entre amis ou à des clubs de lecture pour discuter sur Facebook de leurs lectures. Enfin, Kobo commercialise aussi un lecteur de livres numériques. Les actionnaires de la société incluent Indigo, le chinois Cheung Kong Holdings, ainsi que des investisseurs institutionnels.

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