2016, l'année de la convergence digitale

Le digital est devenu le mot à la mode mais correspond a une réalité économique liée à une vraie trasnforrmation des entreprises. La convergence inter-sectorielles trouve enfin des applications concretes. L'histoire s'écrit maintenant.

    

Le digital est au cœur des transformations économiques actuelles. Il bouleverse les opérations traditionnelles et modifie la manière dont les institutions privées et publiques conduisent leurs activités, quel que soit leur secteur. Il révolutionne aussi bien la manière d’entreprendre, de communiquer, que la manière d’interagir avec les clients. A titre d’exemple, le secteur automobile est en train de passer d’une logique de produits à une logique d’offre de services, et le secteur de la distribution d’une logique de relations entre entreprises (B2B) à des relations avec le grand public (B2C).

 

Les entreprises qui ont compris le caractère fondamental de cette évolution sont nombreuses. Elles ont déjà commencé à introduire les technologies digitales au sein de leurs opérations. Pour que l’intégration de la technologie numérique puisse réellement apporter des améliorations tangibles aux métiers, il est nécessaire de revoir sa stratégie afin d’intégrer cette composante nouvelle. Si 93% des dirigeants d’entreprises estiment que les technologies digitales vont bouleverser leur business au cours des douze prochains mois, 74% affirment s’être dotés d’une stratégie digitale[1]. Mettre en place un écosystème digital permet de gérer l’ensemble des flux d’activité d’une entreprise ou d’une collectivité : clients, fournisseurs, données associées, services, etc. Son potentiel est important en matière de synergies, de prise en compte des besoins du client, de rapidité d’accès aux nouveaux marchés ou encore de capacité de déploiement et de dimensionnement des nouvelles offres.

 

La révolution digitale se concrétise à travers de nombreuses applications destinées à l’ensemble des secteurs d’activité. La capacité à engendrer et à gérer les flux financiers et donc le modèle économique global sont au cœur des difficultés principales rencontrées aujourd’hui. Des questions comme la facturation des services « Cloud » et la capacité à concevoir et gérer des applications tierces sont des problématiques fondamentales. Par exemple, le secteur de l’électronique grand public propose désormais de nombreux services autour de l’Internet des Objets (IoT)[2], de package d’applications, l’implémentation d’applications et services tierces dans des vêtements connectés, ou encore de package de services via la géolocalisation sur montre connectée. Dans le secteur automobile, la gestion de la facturation sur voitures connectées, ainsi que la conception, la mise sur le marché et la gestion de services d’applications tierces se développent.

Deux familles d’application coexistent : la première relève du divertissement (consultation des comptes Facebook ou Twitter, etc.) et la seconde regroupe les services d'aide à la navigation et de sécurité (réception d’informations sur les conditions de trafic, etc.). Ils profitent ainsi d’un marché de voitures connectées en forte croissante, près de 60% par an, et dont le nombre est estimé à 20 millions en 2018. La domotique permet enfin d’apporter des solutions techniques pour répondre aux besoins de confort, de sécurité et de communication : gestion de l’énergie, optimisation de l'éclairage et du chauffage, alarme, commandes à distance, signaux visuels ou sonores, etc. Elle permet ainsi la gestion de plusieurs portefeuilles clients et abonnements (eau, électricité, services numériques, etc.) et la facturation de services domotiques (caméras connectées, appareils domotiques).

Le secteur des « utilities » (eau, gaz, électricité) offre désormais des applications permettant des relevés à distance de compteurs, la facturation, le suivi de paiement et des solutions d’encaissement en interaction avec des partenaires. Dans le secteur de la santé, des applications permettent de récolter des données médicales et des diagnostics et mettent à disposition des informations médicales sur une plateforme digitale en vue d’améliorer les soins et la qualité de vie de patients gravement atteints. Dans les services urbains, l’usage des capteurs, la gestion des parkings, la vidéosurveillance s’inscrivent dans des logiques similaires.

Le digital de 2016 n'est pas le e-business de 1996 ... si la dimension B2B reste importante deux differences de taille. D'une part un vrai marché grand public / consommateur final y compris, grâce au mobile, dans les pays émergents. D'autre part, et c'est l'ADN de ce digital, la capacité à faire des passerelles forte en termes de business models entre les secteurs de l'économie. La convergence dont on parle depuis plus de 15 ans a enfin des applications concretes.  Tout va se jouer dans les 5 années qui viennent et les acteurs qui seront capables de capter la valeur et a construire un vrai écosystème rentable seront les gagnants de la revolution industrielle 3ème du nom.


[1] Forrester/Russell Reynolds Digital Business executive survey, 2014

[2] Internet of Things soit IoT en acronyme anglais

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