Intelligence artificielle : Apple rachète VocalIQ pour perfectionner Siri

Apple veut améliorer l'interface homme-machine pour que Siri puisse prendre en compte le contexte et demander des précisions à l'utilisateur.

L'intelligence artificielle est devenue un enjeu énorme pour les géants du Web. A coup d'acquisitions, comme Google avec DeepMind, ou d'investissements internes, comme Facebook avec ses laboratoires de recherche sur l'intelligence artificielle, tous travaillent sur des assistants personnels de plus en plus élaborés. En rachetant VocalIQ, Apple poursuit la même stratégie. La start-up basée au Royaume-Uni et qui vient d'ouvrir des bureaux à San Francisco est spécialisée dans la voix et les interfaces homme-machine. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé.

"Les assistants personnels ont échoué à répondre aux attentes"

L'interface de VocalIQ peut être utilisée dans des applications ou pour des objets connectés. Les chercheurs de la start-up sont tous des anciens de Cambridge qui se sont donnés pour mission de révolutionner l'interface homme-machine grâce à la voix. Dans un post de blog, ils critiquent la qualité actuelle des assistants personnels, qui ont selon eux failli à remplir la promesse initiale faite aux utilisateurs : "Toutes les principales entreprises de technologie ont dépensé des milliards de dollars pour mettre sur pied des services comme Siri, Google Now, Cortana ou Alexa. Tous les assistants personnels ont été lancés en grande pompe et ont promis de grandes choses pour au final échouer à répondre aux attentes des consommateurs. Certains finissent par être utilisés comme des jouets, à l’instar de Siri. Le reste a été oublié. Sans surprise." Pour eux, "la prochaine grande bataille des interfaces homme-machine se déroulera sur le terrain des interfaces vocales".

Prendre en compte le contexte

VocalIQ permettra à Apple d'améliorer l'interprétation de son assistant personnel, Siri. La start-up et ses algorithmes doivent améliorer au fur et à mesure la compréhension de la voix de l'utilisateur et surtout permettre de prendre en compte le contexte. L'assistant personnel doit pouvoir demander des clarifications sur la question s'il ne l'a pas bien comprise. Exactement ce que décrivait Yann LeCun, directeur de la recherche en intelligence artificielle à Facebook, dans une interview au JDN : l'idéal d'un agent intelligent qui comprend ce que l'utilisateur raconte et peut produire les requêtes nécessaires pour lui répondre. Un idéal que les technologies actuelles sont bien loin d'atteindre…

Facebook / Apple