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Une bourse parallèle permettait aux koweitis de jouer en bourse comme au casino. © Getty Images / JDN
 

 

C'est un improbable système qui a plongé le Golfe persique dans une frénésie spéculative au début des années 1980. A côté de la bourse officielle du Koweït, très réglementée, la bourse parallèle Souk al-Manakh propose d'acheter des actions... avec des chèques postdatés, c'est-à-dire encaissables à une date ultérieure.

Seule la confiance en la prospérité régionale et en la solvabilité des investisseurs permet à un tel mécanisme de fonctionner. Rapidement, des compagnies en tout genre, parfois sans réelle activité, font leur apparition sur ce marché parallèle.

Inévitablement, lorsque les premiers cas d'insolvabilité apparaissent, à l'été 1982, c'est tout l'édifice qui s'écroule. La société Gulf Medical, par exemple, perdra 98% de sa valeur. Et les autorités ne feront rien pour arrêter la spirale. "Les spéculateurs doivent payer pour leur vice, en accord avec la tradition islamique" annonce le ministre des Finances de l'émirat. Il estime que le montant des chèques en bois s'élève à 91 milliards de dollars.

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