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Journal du Net > Management > Maîtriser son besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement naît du décalage entre les sorties et rentrées d'argent. Ainsi, outre les stocks, il comptabilise essentiellement les créances accordées aux clients et les dettes dues aux fournisseurs. En effet, il est rare qu'une entreprise paye ses fournisseurs dès livraison des produits et, inversement, qu'elle reçoive payement de ses clients aussitôt le bien ou service délivré. Généralement compris entre 30 et 90 jours, les délais de payement obligent les entreprises à prévoir une trésorerie adéquate.

 

Toutefois, le besoin en fond de roulement peut et doit être maîtrisé. Les conseils de Didier Voyenne et Lionel Bobot, auteurs de l'ouvrage Le besoin en fonds de roulement (2007 - Economica), pour améliorer sa gestion du cash.

 

Pourquoi chercher à le limiter ?

Selon les auteurs, deux phénomènes exogènes doivent inciter les entreprises à être particulièrement rigoureuses dans la maîtrise de leur besoin en fonds de roulement. Le poids croissant des fonds de LBO d'une part, qui, pour financer leur rachat, sont extrêmement attentifs aux BFR des entreprises cibles, et les pressions externes accrues d'autre part, en provenance des analystes financiers ou des banquiers. Selon Lionel Bobot, "pour ces acteurs, le BFR est très représentatif de la gestion de l'entreprise."

 

En outre, le besoin en fonds de roulement doit être financé, ce qui implique généralement d'être dépendant de son banquier. D'où la nécessité de chercher à le réduire.

 

Evaluer le bon niveau de BFR

Lionel Bobot précise toutefois : "Un besoin en fonds de roulement positif n'est pas synonyme de mauvaise gestion. Sauf s'il est excessif, car c'est de l'argent qui aurait pu être utilisé autrement." Il ne faut donc pas chercher à le supprimer, c'est bien souvent impossible, mais plutôt à le rationaliser et à l'optimiser. Et pour cela, suivre ses fluctuations très régulièrement. Pour Didier Voyenne, "un dirigeant doit avoir un état synthétique de son besoin en fonds de roulement et de sa trésorerie tous les matins, ou au moins toutes les semaines, sur son bureau."

 

Il faut toutefois prendre des précautions vis-à-vis des chiffres bruts car le secteur d'activité influe sur le niveau de BFR : une activité industrielle n'aura pas le même besoin que la grande distribution. Didier Voyenne rappelle que généralement, les secteurs qui disposent d'un BFR négatif ou très faible sont ceux dont les clients payent immédiatement et qui n'ont que très peu de stocks. L'étude de l'organisation en interne doit donc se coupler à un examen de ses concurrents afin de se fixer des objectifs raisonnables de BFR à atteindre. Suite

 

 
Evaluation du BFR
 
  Secteur BFR/CA* BFR/CA* (en jours)  
  Industrie 15,1 % 55  
  Distribution 8,5 % 31  
  Services hors distribution 11,3 % 41  
 
*CA : chiffre d'affaires
 
 
Source : Ernst & Young in Le besoin en fonds de roulement / Mars 2004
 

 

Réalisé par Aurélie Fardeau 10/04/2007
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