La prise de risque est avant tout une affaire de testostérone

La testostérone joue un rôle dans les décisions financières risquées et dans les choix de carrière entre un homme et une femme. C'est ce que démontre une étude américaine menée sur des étudiants d'un MBA de la Booth School of Business de l'Université de Chicago. Après leur avoir prélevé un échantillon salivaire, on les soumettait à une batterie de tests destinée à déterminer leur degré d'hostilité face au risque financier. Il est ressorti que les hommes étaient nettement moins hostiles au risque que les femmes et leur taux de testostérone salivaire était considérablement plus élevé. D'autre part les femmes présentant des niveaux de testostérones élevés avaient un goût plus prononcé pour le risque.

Les chercheurs ont aussi remarqué que la corrélation entre la peur de prise de risque et la testostérone influait sur les choix de carrière après l'obtention du diplôme. Les individus présentant des taux élevés optant généralement pour des carrières plus risquées dans la finance. Si l'on savait déjà que la testostérone accentuait l'esprit de compétitivité et de domination tout en réduisant la peur, on ignorait jusque là que la différence hommes/femmes en matière d'aversion pour le risque financier avait une origine biologique et qu'elle pouvait expliquer les différences de choix de carrière.

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