Quitter un emploi confortable

abandonner son bureau confortable n'est pas aisé.
Abandonner son bureau confortable n'est pas aisé. © auris - Fotolia

On sait ce que l'on perd, pas ce que l'on gagne. La maxime populaire s'impose à de nombreux salariés bien installés. Insatisfaits de leur travail, titillés par des envies d'ailleurs, ils rechignent pourtant à perdre sans garantie leur confortable situation. "Ma décision de quitter un grand groupe pour une TPE a été très compliquée, se souvient Damien Leclair, président d'Equitim. Je perdais un job en CDI et un confortable bureau à la Défense, mais j'avais besoin de cette nouvelle expérience."

Il faut avoir une solide motivation pour franchir le cap et oser envoyer sa lettre de démission. Mais le jeu peut en valoir la chandelle. En changeant d'univers, vous apprenez davantage, vous relancez votre carrière et vous restez en contact avec le marché de l'emploi. "A termes, il est aussi risqué de rester dans une prison dorée, estime la Myriam Ogier, auteur de Prendre des risques pour réussir. Peu habitué à bouger, on est moins réactif en cas de nécessité." Occuper un poste pendant 20 ans peut être un piège si l'entreprise coule.