Exclusif : CloudScreener lève 600 000 d'euros

CloudScreener - levée de fonds 1412 Le comparateur de clouds réalise sa première levée. Objectif du Français : accélérer les développements autour de sa plateforme et s'étendre aux clouds privés.

Fondé en 2012, CloudScreener a su très vite se faire un nom dans le paysage du cloud en France. Il est vrai que son service est des plus originaux. Il permet de comparer les principaux clouds de la planète en termes de performance et de tarifs. Un positionnement qui tombe à point nommé pour les DSI à l'heure de l'explosion de ce nouveau modèle informatique. Permettant de s'y retrouver dans l'offre pléthorique des clouds publics et son évolution permanente en termes de technologies et de prix, le comparateur de CloudScreener est ainsi devenu une tour de contrôle incontournable, notamment sur le marché français. 

CloudScreener aussi utilisé pour benchmarker des clouds privés

Aujourd'hui, CloudScreener annonce avoir levé 600 000 euros auprès de business angels français. Fort de cet apport, la start-up entend industrialiser ses processus en vue d'analyser un nombre toujours plus grand de clouds. Mais ce n'est pas tout. Son objectif est aussi de renforcer son équipe de R&D pour mener à bien plusieurs nouveaux projets déjà engagés. "Au-delà de la vue consolidée que nous proposons via notre comparateur, nous avons par exemple commencé à mettre à disposition de certains clouds que nous mesurons un accès plus complet à notre base de logs. Ce qui leur permet de bénéficier d'une vue extérieure de leur performance, en ayant la possibilité de se comparer aux autres", explique Anthony Sollinger, président de CloudScreener.

L'historique de CloudScreener est accessible aussi bien via une API que de tableaux de bord

L'historique de CloudScreener, accessible aussi bien par le biais d'une API que de tableaux de bord graphiques, est ainsi commercialisée sous la forme d'un service SaaS (par abonnement mensuel à la carte).

"Notre moteur commence aussi à être utilisé par des grandes entreprises pour mesurer des clouds privés", poursuit Anthony Sollinger. "Elles utilisent nos agents pour collecter des données techniques que nous consolidons sur notre plateforme." Objectif : permettre aux DSI de savoir comment se situe leur infrastructure par rapport aux clouds publics extérieurs. "C'est un service qui peut permettre aussi de réaliser des arbitrages lors du lancement d'un projet, pour se prononcer sur la meilleure configuration, publique ou privée", ajout-t-on chez CloudScreener.

Vers le lancement d'un configurateur d'architecture cloud

Décliné en français, anglais et italien, CloudScreener le sera d'ici janvier en allemand et espagnol. Quant au comparateur, le service historique de la société, il fera l'objet d'une refonte en début d'année prochaine. Derrière ce projet, CloudScreener entend sortir de la "logique formulaire" pour s'orienter vers un véritable configurateur d'infrastructure. "Il sera notamment possible de construire visuellement l'architecture de son infrastructure, combiner des VM, du SSD, ajouter un service d'équilibrage de charge... Et la comparaison entre clouds sera ensuite lancée à la volée sur cette base", détaille Anthony Sollinger.

Enfin, CloudScreener compte signer de nouveaux partenariats pour permettre à des brokers d'intégrer sa technologie en marque blanche, sur le modèle de l'accord signé récemment avec CloudOrbit. Partenaire du JDN, rappelons que la start-up réalise pour notre site le classement des clouds que nous publions chaque mois en exclusivité.

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