De nouveaux outils pour conquérir l'internet des objets

Depuis l’arrivée des smartphones, tablettes et des smartTVs, les éditeurs d'applications font face au problème croissant de la fragmentation des technologies. Quelles sont donc les solutions qui permettent de viser l’ensemble des objets d’aujourd’hui et de demain ?

Aujourd’hui, chaque application développée doit être conçue pour un type d’écran et une technologie particulière, ce qui implique de lourds développements spécifiques et de longs processus de mise à jour.
Le nombre d’objets capables de se connecter à internet, de lancer des applications et d’afficher du contenu est en constante augmentation. Nous parlons aujourd’hui de 10 milliards d’objets de ce type, d’ici dix ans, ils seront plus 25 milliards. En plus des objets existants, de nouveaux objets feront leur apparition ou d’autres qui sont aujourd’hui non connectés le seront (comme par exemple les montres, les autoradios, les vitres... ). 
Nous pouvons évoquer la notion d’ubimédia : n’importe quel objet ou surface est exploité comme support de diffusion de contenu et source d’interaction.
On observe alors une fragmentation sur plusieurs niveaux : 
- le facteur de forme : évidemment on affiche pas la même chose sur un écran de smartphone que sur une télévision
- la marque, et donc ses paradigmes d’interface et sa technologie
- les performances :  certains objets ne sont pas capables d’effectuer de lourdes opérations
- les fonctions : l’interaction peut être tactile, à la souris, à la télécommande...
Pour un éditeur, l’objectif est alors d’offrir la meilleure expérience utilisateur sur chacun de ces objets. L’utilisateur s’attend à retrouver l’application et son contenu sur tous les objets connectés qu’il possède. Il faut donc adapter le style de l’application, son comportement et la forme de son contenu, mais il est nécessaire pour l’éditeur de partager le même coeur applicatif et les mêmes sources de données.
La solution pour ne pas réécrire l’application à chaque fois est d’utiliser les technologies standardisées du web (HTML5, CSS et JavaScript) qui sont les seules à pouvoir s’exécuter sur tous ces objets. Afin d’améliorer l’expérience, on peut envisager de générer des applications hybrides qui couples les technologies du web à des technologies natives. 
Au même titre que les CMS tels que WordPress ou Drupal ont révolutionné le marché du web dans les années 2000, il est aujourd’hui nécessaire pour les éditeur de se fonder sur des outils de haut niveau pour réaliser des applications multidevices sans avoir à redévelopper tout le cœur applicatif.

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