Piloter son entreprise en mode « agile »

Aujourd’hui, ce ne sont plus les gros qui mangent les petits mais les rapides qui mangent les lents. Avec l’arrivée des nouvelles technologies, qui ont fait naître de nouveaux business models, apportant, à certains acteurs du marché, une agilité extrême et, en même temps – fait plus rare – une croissance phénoménale.

Le premier deal à avoir mis cette maxime en exergue est la « fusion » AOL-Time Warner, et le dernier en date est certainement le rachat de SFR par un opérateur plus petit que lui.
L’agilité est donc devenu un impératif pour toute entreprise, qu’elle soit grande ou petite, pour survivre. Sous peine de se faire dépasser, voire avaler !
  • Quelles peuvent être les pistes de réflexion pour rendre, si ce n’est pas encore le cas, une entreprise agile ?
  • Quels sont les services concernés ?
  • Quelles méthodes peuvent être adoptées ?
Voilà de grandes questions. Voici quelques bribes de réponses.
 
L’agilité peut venir de trois sources : les outils utilisés, les méthodes employées et l’état d’esprit insufflé.
Concernant les outils, il existe bon nombre de logiciels gratuits ou très peu chers, qui sont souvent collaboratifs, et qui permettent de donner de la souplesse aux organisations. Attention à ne pas les confondre avec des outils d’alerting, qui permettent de réagir presque en temps réel, et qui donnent, eux, de la réactivité. Les solutions qui donnent de l’agilité sont par exemple des outils de gestion de projets, parfois très ciblés ou très professionnels. Prenons l’exemple de Melusyn, un logiciel d’amélioration de la pré-production audiovisuelle, qui aide les producteurs exécutifs dans leur tâche de rassemblement des éléments prévus pour un tournage, de budgétisation et de mise en relation de ces éléments avec le scenario choisi…
L’agilité d’une entreprise peut également venir des méthodes employées, comme la méthode Scrum pour le développement informatique, ou encore l’AB testing. Ces dernières étant des méthodes qui permettent, parfois avec peu de moyens mais surtout peu de temps, de modifier certains éléments dans une entreprise (offre produit, actions marketing, positionnement prix, etc…) afin de la rendre plus efficace.
Toutefois, l’agilité d’une entreprise doit avant tout être le fruit de l’état d’esprit collectif, qui est lui-même souvent insufflé par ses dirigeants. Ces derniers doivent être animés d’une volonté permanente de remise en question afin d’ajuster l’entreprise aux besoins des clients, à la concurrence, etc… C’est à eux que revient la délicate tâche d’être agiles dans leur tête et dans leur façon d’appréhender l’entreprise, puis de diffuser cette agilité, par porosité – management au quotidien – ou par la force – la réorganisation d’un service ou d’une entreprise.
C’est cette agilité que nous retrouvons très souvent aux États-Unis, en Royaume Uni ou en Israël.
Cette agilité qui est certes plus difficile à mettre en œuvre en France, pour la partie état d’esprit – le droit du travail n’aide pas ! – mais que les entreprises qui composent l’association Croissance Plus – qui vient de tenir sa convention annuelle – ont toutes en commun. Et c’est sans doute dans cette agilité que réside une partie de l’explication de la performance des entreprises qui affichent une forte croissance, comme celle que j’ai la chance de diriger.

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