10 conseils d’automatisation de la virtualisation pour les administrateurs IT

Les administrateurs IT doivent être toujours plus productifs afin de servir au mieux les besoins de l’entreprise. L’automatisation des tâches manuelles est essentielle mais, dans les environnements complexes, elle mérite un soin particulier.

Un seul changement automatisé peut suffire à provoquer l’arrêt brutal de l’infrastructure, et donc de l’entreprise.

1. Bien comprendre la structure des coûts

Le ROI des projets d’automatisation dépend des gains d’efficacité attendus de l’automatisation. Commencez par identifier tout ce que vous pourriez automatiser et évaluez le niveau d’effort à déployer pour atteindre l’objectif fixé. Déterminez le temps qu’il faut actuellement pour gérer chaque processus. Si des gains de temps ou de coûts raisonnables sont envisageables au bout d’un délai raisonnable, alors automatisez la tâche. Dans le cas contraire, c’est qu’il n’est pas nécessaire de le faire dans l’état actuel des choses.

2. Redéfinir la notion de succès

La notion de succès ne devrait pas être fondée sur des mesures de ressources ou de moyens, mais sur des mesures de rendement, de résultats. C’est probablement l’aspect de la stratégie d’automatisation le plus difficile à faire accepter aux professionnels de l’IT. En effet, ce sont ceux qui craignent de devenir inutiles si les tâches manuelles qu’ils exécutent sont automatisées, pensant qu’ils n’auront alors plus rien à faire. Pourtant, il n’est pas réaliste d’aspirer à un environnement100% automatisé.
Et le fait d’automatiser des tâches courantes et répétitives permet de libérer du temps à consacrer à des projets plus stratégiques, qui peuvent générer davantage d’économies d’investissement et de dépenses opérationnelles pour l’entreprise. C’est à la direction de prendre des mesures proactives pour conduire le changement de culture et sensibiliser le plus grand nombre aux avantages de l’automatisation.
Une bonne solution de gestion de la performance simplifiera la collaboration et mettra à disposition des outils de reporting personnalisables et intuitifs qui font clairement état des résultats positifs de l’optimisation de l’infrastructure, facilitant ainsi la mesure du succès de l’automatisation.

3. Utiliser des outils d’automatisation du placement et de l’équilibrage des charges

Au fil de l’utilisation des machines virtuelles, leur configuration change, de même que les charges de travail qu’elles génèrent. Ces changements peuvent influer sur la disponibilité des ressources des serveurs hôtes et conduire à des situations où les hôtes n’ont plus suffisamment de ressources pour combler les besoins des charges de travail.
Heureusement, il existe des outils, Distributed Resource Scheduler (DRS) par exemple, qui aident à résoudre rapidement ces problèmes. DRS balaye l’environnement jusqu’à identifier l’hôte qui convient le mieux à une nouvelle machine virtuelle et il automatise le process de déplacement des machines virtuelles pour les attribuer à de nouveaux hôtes au gré des changements de configuration et d’autres aspects de l’environnement.
Une bonne solution de gestion de la performance permettra aux administrateurs d’utiliser DRS en toute confiance, étant tenus informés des changements apportés via DRS et en mesure d’optimiser encore la capacité. Elle doit leur permettre de surveiller en finesse la performance avant et après la mise en œuvre de DRS, et les informer de la performance globale et en temps réel des VM, ESX et clusters, informations vitales pour maintenir de hauts niveaux de performance et de disponibilité de toute l’infrastructure virtuelle.

4. Déployer des systèmes automatisés de monitoring, d’alerte et de dépannage

Pour avoir suffisamment de visibilité afin d’éviter les problèmes liés à la capacité, il faut pouvoir compter sur une solution de monitoring permanent de l’ensemble des ressources utilisées à l’échelle de l’environnement virtuel, y compris les systèmes, la RAM, l’espace de stockage et les connexions réseau. En plus de la gestion de capacité, le bon outil doit surveiller les niveaux de disponibilité et informer proactivement les administrateurs pour qu’ils puissent prévenir tout problème potentiel.
L’outil doit également suggérer des pistes de résolution, permettre le dépannage en un clic des problèmes et corriger automatiquement ce que le professionnel de l’IT lui désigne.
De nombreux outils de gestion des opérations et de la performance rendent compte des problèmes potentiels ou des goulets d’étranglement qu’ils détectent, mais ils s’arrêtent là, sans recommander aucune mesure corrective et, encore moins, procéder au dépannage automatique. Equipés d’un outil qui leur offre une visibilité d’ensemble pour comprendre l’environnement et ce qui ne va pas en cas d’anomalie, et qui leur recommande des mesures de prévention et de correction des problèmes courants, les administrateurs peuvent se consacrer sereinement à des projets plus importants, sachant que l’entreprise bénéficie de meilleurs niveaux de disponibilité et d’alerte de fonctionnement de ses environnements IT.

5. Se former à Learn PowerCLI et PowerShell

Il existe quantité d’outils d’automatisation et de solutions aux fonctions intégrées sur le marché, mais pour plus de simplicité, on peut vouloir se créer son propre outil. Il est possible de gérer et manipuler entièrement vSphere et Hyper-V via PowerShell.
Des centaines de ressources sont disponibles pour aider les professionnels de l’IT à mieux connaître PowerShell, et les administrateurs peuvent même adapter des scripts préprogrammés pour leurs besoins spécifiques. Vous pouvez aussi consulter les communautés Open Source à la recherche des scripts qu’il vous faut plutôt que de réinventer la roue.
Ce qui est fantastique avec PowerShell, c’est qu’il permet de gérer bien plus que l’environnement virtuel. Il existe des modules PowerShell pour tous les produits Microsoft, par exemple.

6. S’informer sur les outils d’automatisation et les workflows

Certains outils intégrés à l’hyperviseur, comme vCenter et Virtual Machine Manager, offrent des fonctionnalités d’automatisation. Mais la fonctionnalité est limitée et peut être difficile à utiliser.
Une solution de gestion des opérations et de monitoring de performance peut être très efficace en termes de monitoring, d’administration et d’automatisation.

7. Privilégier les modèles et modules existants

Si vous êtes prêt à vous lancer et programmer vos propres routines d’automatisation avec ces outils, attendez un peu ! Souvenez-vous que l’objet même de cet article est d’identifier les moyens de ne plus gérer manuellement l’environnement. Le concept d’automatisation vient de celui de réutilisation. Mettez-vous donc à la recherche de personnes qui ont déjà résolu les problèmes que vous voulez résoudre.
Supposons, par exemple, que vous ayez décidé d’adopter System Center Orchestrator comme plate-forme d’automatisation. Les administrateurs qui se servent de cette plate-forme créent des runbooks.
Les solutions de monitoring de performance et de gestion des opérations permettent souvent de créer des workflows personnalisés et incluent des modèles d’automatisation qui vous évitent de devoir écrire des scripts. Ces outils peuvent vous faire gagner un temps fou en plus d’atténuer les risques d’erreur inhérents aux scripts manuels.

8. Utiliser les outils intégrés à l’hyperviseur

Chaque fois qu’un être humain manipule un processus, il s’expose au risque d’erreur. D’où l’importance cruciale de la réutilisation et de l’automatisation. Ces outils limitent les interventions humaines au cœur du processus et aident donc à obtenir des résultats plus cohérents et fiables. Ce qui contribue à réduire les coûts.
Que vous utilisiez vSphere ou d’autres hyperviseurs, il existe nombre de modèles d’automatisation gages de cohérence pour l’environnement, comme Auto Deploy, Host Profiles, Update Manager, etc.
Microsoft propose un outil similaire avec System Center : Virtual Machine Manager (VMM) permet aux administrateurs de déployer des hôtes Hyper-V complets à partir de la console centrale sans même devoir configurer manuellement de nouveaux serveurs. Windows Server Update Services (WSUS) et System Center Configuration Manager automatisent le processus de gestion des correctifs.

9. Programmer l’exécution des tâches lors des fenêtres de maintenance.

Nombre d’entreprises ont adopté des règles de gestion des changements qui empêchent l’exécution aux heures ouvrées de changements imprévus, non programmés afin de prévenir tout risque d’interruption de l’environnement de production.
Parfois, c’est la nécessité de gérer les changements qui déclenche l’automatisation. Comme les entreprises s’opposent à ce que l’on opère des changements pendant la journée de travail, le personnel IT doit travailler en horaires décalés. Pourquoi ne pas programmer les tâches au moyen des utilitaires gratuits fournis avec vSphere et Windows ? Encore mieux, profitez-en pour écrire des scripts PowerShell afin d’automatiser et de programmer l’exécution d’autres tâches routinières.
Privilégiez les solutions d’administration et de monitoring de performance qui appliquent des règles de gestion des changements mais qui vous permettent aussi de programmer des tâches de dépannage et des mises à jour en fonction de vos paramètres.

10. S’intéresser à la nouvelle vague de logiciels émergents

On assiste actuellement à l’émergence de produits réseau et de stockage software-defined (SDN et SDS), qui confèrent une dimension d’abstraction aux éléments d’infrastructure restants et concrétisent une vue centrée sur les applications. Par exemple, les infos d’acheminement du trafic réseau sont aujourd’hui distribuées à l’ensemble des éléments et périphériques de l’environnement, ce qui empêche d’avoir une véritable vue de haut en bas du fonctionnement interne du réseau.
Avec la technologie SDN, les informations seront centralisées permettant une prise de décision fondée sur une vue globale de l’infrastructure. A ce stade, il faut analyser les renseignements en profondeur ce qui prend du temps aux administrateurs.
Dans ce contexte, les professionnels de l’IT en quête de réels potentiels d’automatisation devraient s’intéresser aux produits software-defined qui vont arriver sur le marché. Beaucoup ne sont encore qu’au stade de développement, mais ils ont le potentiel de transformer le datacenter en automate.
Non seulement, on demande aux administrateurs de gérer davantage de VM, mais aussi d’élargir leurs connaissances à d’autres domaines. Dans le contexte actuel d’intensification des charges de travail et de resserrement des budgets, alors que la performance de l’infrastructure n’a jamais été aussi importante pour le business, les administrateurs IT doivent trouver le moyen d’automatiser leurs tâches quotidiennes et de mettre en œuvre des processus qui s’auto-paramètrent.
La technologie idéale, qui suggère des recommandations mais laisse l’utilisateur décider des conditions d’exécution, permettrait de réduire les coûts, d’accélérer les déploiements et de simplifier la complexité.

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