Bases de données et Internet des Objets : une union insoupçonnée

Quand on parle d’Internet des Objets, diverses plateformes et solutions techniques viennent à l’esprit. Mais pas les bases de données, alors qu'elles seront essentielles pour exploiter au mieux cette manne d'informations.

Selon les prévisions, ce sont près de 50 milliards d’objets connectés qui inonderont le marché d’ici 2020. Or l’Internet des Objets (IoT) ne concerne pas que le grand public. Au contraire, les entreprises sont également touchées par le phénomène. Selon Gartner, l’IoT sera une tendance forte des prochaines années, en plus de l’intelligence artificielle et de l’impression 3D. D’ici fin 2016, l’IoT en entreprise devrait regrouper plus de 6 milliards d’appareils, contre 4,9 milliards en 2015, avec des investissements qui atteindront 7,3 milliards d’ici 2017. D’ici 2016, le taux de progression serait d’environ 26% dans le B2B (+33% dans le B2C), soit près de 2.368 milliards de dispositifs connectés. Deloitte indique d’ailleurs qu’en 2015, près de 60% des bénéfices du marché des objets connectés proviendra des entreprises.

C’est la raison pour laquelle les entreprises multiplient les initiatives dans ce domaine afin d’améliorer leur transformation numérique.  Orange en a d’ailleurs fait une priorité avec son plan stratégique "Essentiels 2020", souhaitant être présent sur l’ensemble de la chaîne de valeurs en fonction des types d’objets. D’autres impacts peuvent être envisagés, notamment dans les secteurs de l’automobile et de l’assurance. Demain, grâce à ses véhicules connectés et en étant au plus près des utilisateurs, un constructeur pourra leur proposer des services d’assurance adaptés.

La France n’est pas reste dans le domaine et est, derrière les Etats-Unis, le second pays au monde en matière d’innovation dans ce secteur. Pour preuve, le plus grand centre européen dévolu à l’IoT, inauguré par le président Hollande. Cet écosystème, qui héberge plus d’une soixantaine de start-up, doit permettre aux entreprises françaises de relever les défis liés aux marchés des objets connectés.

 

La base de données, un outil indispensable malgré tout…

Mais l’émergence des objets connectés ne change rien, car peu importe le nombre de ces nouveaux appareils, la donnée doit être analysée de manière globale, qu’elle soit issue d’un réfrigérateur, d’une télévision ou d’une application mobile. Il ne s’agit pas ici de la stocker pour plus tard mais plutôt de la traiter rapidement, et de comprendre comment l’associer aux données historiques de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle une base de données intégrée est nécessaire car elle joue, de fait, un rôle central.

Il est donc primordial, pour les entreprises, d’améliorer leurs infrastructures de données en choisissant celle qui possède la technologie nécessaire pour intégrer des sources de données disparates. Cela va de la base de données traditionnelle relationnelle, aux données non-structurées telles que JSON. Face à cette recrudescence d’informations, les entreprises feront face à des coûts de traitement important. Opter pour des logiciels de gestion de base de données Open Source pourrait donc être avantageux. Moins onéreux, ils permettront aux entreprises de faire de réelles économies de coûts de gestion, afin d’allouer ces budgets supplémentaires dans d’autres départements.

 

Valeur ajoutée pour l’entreprise et les consommateurs

L’explosion du mobile et des réseaux sociaux, a incité les entreprises à élargir leurs portefeuilles de solutions. Ainsi, aujourd’hui, un datacenter est un véritable patchwork de technologies de gestion de données, et comprend aussi bien des bases de données relationnelles de classe entreprise et/ou autonomes ; des niches NoSQL, des extensions spécialisées ; etc.

L’arsenal pour la gestion des données s’est donc fortement diversifié car les administrateurs de bases de données font aujourd’hui face à un de plus grands défis posés par l’IoT : intégrer les données issues de sources disparates, afin qu’elles soient analysées et utilisées avec des données déjà existantes et avec d’anciens logiciels. En d’autres termes, il s’agit d’analyser des données provenant des clusters Hadoop ou des déploiements MongoDB, avec une base de données relationnelles, et voir ce qu’il en résultera.

En reliant ces diverses sources de données, l’IT a ainsi une vision holistique sur des entités importantes telles que les clients et les partenaires. Elle permet donc aux nouvelles applications de proposer des recommandations pertinentes et orientées pour répondre aux besoins clients. Identifiées rapidement, les informations peuvent ainsi permettre de prendre des décisions pertinentes et stratégiques.

L’Internet des Objets facilite donc la transformation numérique au sein des entreprises, notamment dans leur capacité à comprendre les besoins du consommateur, en temps réel et lui offrir une expérience utilisateur efficace. Cette stratégie mettant l’utilisateur final au centre des préoccupations est un véritable avantage concurrentiel et souligne l’importance des bases de données dans la transformation numérique d’aujourd’hui.

Autour du même sujet