Optimiser la gestion des changements réseaux

La plupart des entreprises s’orientent vers des réseaux virtualisés de nouvelle génération de type SDN, NFV ou WAN haut-débit. Toutefois, sans une politique de changement consistante, la plupart des problèmes qui existent avec l’ancien réseau vont perdurer.

L’entreprise d’aujourd’hui a plus que jamais besoin d’un réseau dynamique et agile pour rester innovante. La plupart des entreprises s’orientent vers des réseaux virtualisés de nouvelle génération de type Software-Defined Networks (SDN), Network Function Virtualisation (NFV) ou encore WAN haut-débit également appelé SD-WAN.

Toutefois, sans une politique de changement consistante, la plupart des problèmes qui existent avec l’ancien réseau vont perdurer avec le déploiement de technologies. Il est donc essentiel de développer quelques bonnes pratiques autour de la gestion du réseau dont la plupart des organisations sont familières : 

Eviter les changements au pied levé : les équipes IT sont souvent amenées à apporter des changements sans préavis. Ce type de modification, pouvant conduire à des problèmes imprévus, obligent les équipes à effectuer de nouvelles rectifications à la volée pour les résoudre, créant ainsi un cercle vicieux en raison des éventuelles incompatibilités avec le réseau d’entreprise. Il est donc préférable, comme le veut l’adage, de "mesurer deux fois avant de couper", et d’éviter tout changement impromptu, aussi infime soit-il.

Mettre en place un processus d’examen par les pairs : peu importe la taille de la modification à apporter au réseau, il est toujours préférable d’avoir un deuxième ou troisième avis sur le plan de changement pour prendre du recul sur le projet et d’identifier, voire d’anticiper, les anomalies potentielles. Bien que les ingénieurs réseaux vérifient toujours leur travail, il est souvent difficile de voir ses propres erreurs, et une autre personne expérimentée peut offrir une autre approche au problème.

Créer un comité d’approbation des changements : bien que perçus comme une entrave par les équipes IT, ces comités se révèlent très utiles et apportent une valeur ajoutée dans le cadre de réseaux à grande échelle. Dans les secteurs verticaux tels que la santé, les services financiers, la vente où le temps réel est essentiel ou n’importe quel autre domaine dépendant d’un réseau, tout changement doit être adressé et ses conséquences mesurées. Un comité d’approbation des changements se constitue entre autres d’ingénieurs, de clients, de représentants d’utilisateurs finaux, de développeurs et de spécialistes.

Rapporter et documenter les changements : bien que cela soit chronophage, un rapport détaillé est une ressource inestimable dans les processus de résolutions de problèmes ou pour les futures mises à jour du réseau. Les documentations peuvent en effet réduire de manière significative le temps passé à opérer sur un réseau. Ainsi afin de pouvoir s’atteler à de nouveaux projets, il est indispensable de passer du temps sur les rapports et de s’épargner des heures de résolutions de problèmes par la suite.

Sauvegarder et prévoir un plan de réversibilité du changement : des dysfonctionnements peuvent se produire malgré toute l’attention et les vérifications apportées au réseau. En cas de panne, il est essentiel de s’être préparé et d’être en mesure de récupérer la dernière version sauvegardée et relancer le système rapidement. Pour commencer, il est vivement conseillé de conserver des copies de configuration de l’ensemble des machines du réseau, des sauvegardes logicielles ainsi que la documentation adéquate prête à l’emploi. Il est également essentiel pour une récupération efficace d’avoir anticipé et compris les enjeux liés à la mise en place d’un plan de changement préalable. La préparation est la clé dans ce type de situation. Tout ingénieur réseau confronté à la récupération d’un outil réseau ou ayant effectué des changements dans la hâte sait combien c’est difficile et la nécessité d’être préparé, d’avoir des sauvegardes et un plan.

Automatiser dès que possible : l’erreur humaine est l’une des principales causes de problèmes réseaux mise en avant ces dix dernières années. Face à une panne, on blâme naturellement les opérateurs, les fournisseurs de service, voire les utilisateurs, pourtant les ingénieurs réseaux sont souvent à l’origine des problèmes. L’automatisation est l’une des valeurs ajoutées du software-defined networking (SDN) et toute organisation souhaitant l’adopter devrait tirer parti de ses capacités d’orchestration et d’automatisation. Toutefois, avec ou sans SDN, quelle que soit la technologie choisie, des scripts peuvent être créés et testés pour faciliter l’application des changements, le but étant de minimiser l’intervention humaine pour limiter les erreurs.

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