4 éléments primordiaux pour bien choisir son stockage Flash

Historiquement plus cher, le coût au giga du Flash chute. La technologie Flash est-elle en train de devenir la nouvelle commodité du stockage ?

Le marché bascule vers le stockage dit Flash ou SSD (Solid State Drive, au format et aux interfaces standards, mais utilisant des technologies électroniques en lieu et place de plateaux en rotation), qui séduit par son temps de réponse réduit et s’accompagne de fonctionnalités perçues comme ses principaux avantages :

  • l’utilisation de technologies efficaces de stockage en ligne,
  • la rationalisation des ses dépenses énergétiques,
  • une réduction des cycles de développement applicatifs,
  • et, au final, une plus grande réactivité des entreprises.
Ne pas regarder que le coût du média

En réalité, le Flash ne saurait être considéré du simple point de vue du coût. Dans les environnements non-Flash, les bases de données avec des licences par processeur exploitent partiellement la puissance de traitement des serveurs. Souvent, le taux d'utilisation des processeurs ne dépasse pas 20 % en raison de goulots d'étranglement des accès aux données dus à la lenteur des disques traditionnels.

Conséquences : les performances, la productivité, l'expérience client et le chiffre d’affaires sont impactés. Les tests montrent que certains systèmes FAS 100 % Flash peuvent quadrupler le taux d'utilisation des processeurs des serveurs de base de données et le nombre de transactions. En réduisant la latence de 95 %, il faut deux fois moins de serveurs pour un même niveau de performance. Il est ainsi possible de réduire les frais de licence de 50 % ou plus et d’amortir l’investissement Flash en seulement 6 mois.


Le Flash en complément d’une stratégie Cloud

Ensuite, beaucoup se demandent si le Flash peut être utilisé en complément de plates-formes cloud existantes. Et pour une entreprise équipée avec des technologies Flash dans ses centres informatiques, si le débordement vers le cloud est possible… quels sont les risques pour ses données ?

La réponse est que le Flash doit s’intégrer à toute structure de cloud. Par principe, un investissement Flash sur site doit autoriser le débordement vers n’importe quel type de stockage. Il faut raisonner en termes de capacité : le stockage Flash ne devrait pas être cloisonné, mais offrir la même souplesse que ce qui prévalait pour le disque traditionnel. Il doit faire partie intégrante de l’environnement de gestion et d’archivage des données. Celui-ci doit être intégré et transparent, capable de supporter la migration des charges de travail actives entre le Flash et le cloud ou d'autres technologies, comme un nouveau tiers de stockage ou toute autre solution sur site.

Fort heureusement, des solutions logicielles associées au Flash existent, et permettent de gérer les données de manière transparente dans tout l'environnement (systèmes et clusters) avec une interface intuitive, des fonctionnalités de gestion des données hautement automatisées et intégrées, ainsi que des capacités d'analyse pour accélérer et optimiser la prise de décision.

 

Le Flash intégré comme un autre tiers avec les bons outils

L’utilisation du 100% Flash ne doit pas perturber la gestion des données d’une entreprise, mais au contraire venir en nourrir sa stratégie. Ce nouvel espace de stockage doit rester non-intrusif par rapport à l’existant, pour permettre, notamment, un débordement du test/dev vers un cloud et donner la possibilité aux testeurs et développeurs de travailler dans le même environnement – ce qui, au passage, favorise la mise en place d’une vraie culture devops au sein de l’organisation.

Les données doivent pouvoir être protégées selon les méthodes déjà en place, sans pour autant fermer la porte à des évolutions au gré des sauts technologiques. La sauvegarde et le plan de reprise ou de continuité de l’activité ne doivent pas nécessiter de formation complémentaire. Le Flash demeure une simple évolution par rapport aux procédures et ne doit rien changer dans la façon dont l’entreprise gère le cycle de ses données. En revanche, il faut qu’elle en anticipe l’explosion , qu’il s’agisse de Big Data, de celles qu’elle collecte sur les réseaux sociaux, de données liées à la mobilité des collaborateurs, ou d’accueillir et de « faire tourner » ses fonctionnalités et applications. Là encore, le point de différenciation premier réside dans la couche logicielle qui pilote la technologie et permet tout cela. En effet, s’il est désormais acquis que le Flash offre de nombreuses opportunités, il est essentiel d’y associer les bons outils qui vont simplifier et accélérer son adoption.


Le Flash surtout pas comme un nouvel îlot

Enfin, la question du choix du fournisseur est primordiale. Celui-ci ne devrait en aucun cas fonctionner en silos afin que le Flash puisse être utilisé en lien avec les solutions de stockage existantes au sein de l’entreprise. Il est en outre impératif qu’il propose des services de gestion des données ainsi qu’un plan de continuité des services. Il faut donc que l’entreprise fasse un travail de réflexion préliminaire pour se projeter dans l’avenir afin de pouvoir déterminer quel partenaire sera à-même de lui apporter les solutions correspondant à l’évolution prévue de son activité. Avec, le cas échéant, la possibilité de passer facilement d’un fournisseur à l’autre.

 

Flexibilité, adaptabilité et performance doivent être les principales lignes directrices des choix des utilisateurs pour ne pas tomber dans les travers des années passées. Le Flash est une révolution, profitons-en.

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