L’open source et les standards ouverts au cœur de la transformation numérique

On ne compte plus les entreprises s’appuyant sur les approches ouvertes, que l’on parle d’open source, d’open data, d’open hardware, d’open innovation ou encore d’open API pour développer et accélérer leur stratégie de développement, de croissance et d’internationalisation.

Evidemment on peut citer les GAFA, les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) et les autres entreprises équivalentes (même Microsoft), mais il serait facile de rétorquer que ce sont uniquement des entreprises du numérique et que cela ne touche pas tous les secteurs ou toutes les tailles d’entreprises.

Si ce n’est qu’à bien y regarder, à l’ère du tout numérique, quelle entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, peut se permettre de ne pas s’inspirer des facteurs de réussite de ces leaders qui tendent à dominer le monde ?

Car les exemples qu’ils illustrent sont loin des lieux communs sur le logiciel libre. Quand Google met à disposition Android, c’est pour pouvoir se développer et s’imposer en tant que leader sur le monde du mobile. Quand Linkedin annonce l’ouverture en open source de wherehows, son portail big data, l’un des outils les plus stratégiques de l’entreprise, c’est bien pour pouvoir aller plus vite en bénéficiant des contributions de la multitude. Lorsque Tesla ouvre ses brevets, c’est, dans la lignée de Thomas Edison, avec la volonté d’être à l’origine d’un écosystème ouvert et leader en matière d’infrastructure de recharge de véhicules électriques. Aucun angélisme dans ces positionnements, mais une volonté claire de bénéficier, par différentes manières, d’un accès plus rapide à des marchés, des expertises, des savoirs, des ressources, souvent à moindre coût.

« L’open source a gagné, mais personne n’est au courant » disait une personne bien connue de l’écosystème d’innovation ouverte.

Et paradoxalement, c’est en effet le cas. Car à l’opposé des exemples précédents, de nombreuses entreprises doutent encore de la pertinence, de la qualité ou de la pérennité des approches ou des solutions ouvertes. Là encore, il n’est pas question d’angélisme, mais de talents, de moyens et de professionnalisme. Il existe une multiplicité de solutions et technologies libres d’excellentes qualités, leaders de leur marché… et tout autant de solutions moyennes, voire médiocres, n’apportant pas de valeur ajoutée et sans pérennité. Mais il en est exactement de même pour les solutions propriétaires. Ce qui fait souvent le plus défaut aux solutions libres, ce sont les capacités de marketing, de communication et de commercialisation des grands acteurs du monde propriétaire. C’est évidemment la conséquence directe de la non-vente de licence. C’est aussi la raison pour laquelle le « poids » de l’open source dans l’économie est structurellement sous-évalué : pas de licence, pas de chiffre d’affaires donc pas d’apparition dans les classements des éditeurs par revenu.

Pour autant, tout comme l’indicateur du PIB ne suffit pas à caractériser la (les) richesse(s) d’un pays, le chiffre d’affaires n’est que très peu représentatif de la valeur apportée et de l’impact réel d’une entreprise du libre. Surtout à l’heure de l’économie du partage et de la multitude.

Ne soyons pas manichéen. Tout n’est pas parfait dans l’écosystème open source et nous n’aspirons pas à faire disparaître les solutions propriétaires. Nous aspirons simplement à tenir notre rôle, au cœur de la transformation numérique des entreprises et des organisations publiques. 

L’open source a gagné, et demain tout le monde sera au courant.

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