L’automatisation, un acte à forte valeur ajoutée

L'automatisation est un sujet d'actualité et que toute DSI souhaite engager. Mais comment aborder ce sujet dans le bon sens? Quelle stratégie adopter?

Dans un marché de plus en plus compétitif, les entreprises cherchent à réduire leurs coûts de production et d’infrastructure informatique. Comment aborder ce sujet ? Quel levier utiliser ?

Un des vecteurs qui permet d’atteindre un niveau de compétitivité est l’automatisation. Cette approche offre la possibilité de transformer les actes manuels en actes automatisés. L’automatisation a bénéficié d’une accélération avec l’arrivée du cloud. Véritable vecteur d’amélioration continue, elle apporte une réelle plus-value dans le contexte de la virtualisation, de la fourniture de services automatisés et des centres de données dynamiques.

Mais pour que la démarche produise de réels bénéfices, l’approche est déterminante. Une méthodologie forte et un réel appui de la direction doivent être mis en place et implémentés durant la phase de conception d’un projet d’automatisation. Cette méthodologie peut se décliner selon trois axes : les fondations, la conduite du changement et la sécurité.

L’expression de besoins et les règles (normes, socle librairies…) sont la base d’un projet d’automatisation. Ce besoin doit être détaillé sans penser à la solution envisagée. Le cas échéant des interviews cadrées permettent d’obtenir les éléments nécessaires et une meilleure compréhension des attentes. Par ailleurs, le socle permet d’avoir des normes et d’uniformiser les méthodologies. Il est nécessaire que les règles soient identifiées et écrites dès le début afin d’être plus efficace dans les développements. Sans expression de besoins et sans règle, un projet d’automatisation ressemblerait à un bâtiment sans fondations, c'est-à-dire, structurellement instable. 

Second axe tout aussi important : un projet d’automatisation doit s’envisager tant du point de vue technologique que du point de vue humain, qui est souvent le thème le plus difficile à traiter. La conduite du changement s’impose car l’automatisation change radicalement les méthodes de travail des exploitants et des administrateurs. Elle apporte aussi de nouveaux métiers : designers d’offres, développeurs outils, expertises…. Des formations et un plan de communication doivent être prévus en démarrage de projet afin d’accompagner les ressources concernées. Le changement sera ainsi accepté plus aisément. A défaut le projet ne trouvera pas l’adhésion nécessaire et la mécanique s’enrayera durablement.

Le dernier axe est certainement le plus important : la sécurité doit être l’arbitre entre le risque et la réduction des coûts. L’impact de la sécurité sur les coûts du projet est trop souvent minimisé. Il est donc important d’intégrer les responsables sécurité en amont dans la réflexion sur l’automatisation afin d’éviter toute déconvenue par la suite : modification d’architecture, refus de fonctionnalité, développements complémentaires…

En définitive, bâtir et dérouler un projet d’automatisation, c’est répondre à ce triple enjeu, tout en atteignant un ratio gain / coût / délai / fiabilité / sécurité indiscutable. Plus la méthodologie est rigoureusement appliquée, plus les bénéfices de l’automatisation seront concrets. La crédibilité de l’automatisation passe obligatoirement par une démarche comprise et connue de l’ensemble des acteurs. Le sujet est stratégique ! Sans automatisation fonctionnelle, aucun service type cloud privé ne pourra être proposé aux utilisateurs d’une entreprise…

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