Confidentiel : Digischool lance une appli pour faire les devoirs des élèves

Digischool lance Snapschool 1214 Snapschool, téléchargée 20 000 fois en cinq jours, permet aux collégiens et lycéens de poster des photos de leurs devoirs pour se faire aider par d'autres élèves.

Digischool, le groupe spécialisé dans les applications éducatives né fin 2011 du rapprochement entre Kreative et Media Etudiant, lance une nouvelle application. Snapschool est une plateforme d'aide aux devoirs qui permet aux élèves, de la 6ème à la Terminale, de poster les sujets de leurs devoirs et de demander de l'aide à la communauté. 

L'application, disponible uniquement sur mobile, vient d'être lancée discrètement en France sous iOS. En cinq jours, elle a été téléchargée 20 000 fois et recense déjà 10 000 inscrits, 1 500 devoirs postés et 5 000 réponses. Snapschool sera lancé en janvier à l'international et sous Android. Comme les autres applications de Digischool, elle sera monétisée grâce à des annonceurs -des écoles et formations uniquement- et via un modèle freemium et des achats intégrés. L'utilisateur doit par exemple dépenser un jeton pour poster un devoir à résoudre sur l'application, mais en reçoit trois si sa réponse sur un autre problème est élue meilleure solution par celui qui l'a posté.

4 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014

Digischool revendique 6,5 millions d'utilisateurs par mois, dont 33% sur mobile, et 4,2 millions d'inscrits. La start-up a enregistré un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros en 2013, et prévoit d'atteindre 4 millions d'euros en 2014. Elle emploie désormais une cinquantaine de personnes. Digischool a levé trois millions d'euros en juin dernier.

"Certains de nos services sont déjà internationaux, raconte Anthony Kuntz, cofondateur. Notre application sur le code de la route est disponible au Royaume-Uni, en Espagne et sera lancée en Allemagne en janvier. Notre application Toeic est quant à elle disponible dans plus de 15 langues." Pour l'instant, cependant, la quasi-totalité du chiffre d'affaires provient de France, et la start-up se concentre sur la consolidation dans l'Hexagone. "Mais à partir de janvier, nous allons accélérer nos internationalisation, en se focalisant d'abord sur le Royaume-Uni et l'Espagne", explique le cofondateur.

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