GIFI annonce qu'il va solliciter son placement en redressement judiciaire

GIFI annonce qu'il va solliciter son placement en redressement judiciaire Le groupe, qui emploie 6 000 salariés et exploite plus de 500 magasins, annonce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire face à de graves difficultés financières.

Le groupe GIFI, spécialiste français des articles à petits prix, a annoncé mardi à ses 6 000 salariés qu’il allait "solliciter" son placement en redressement judiciaire. Cette décision intervient alors que l’enseigne, fondée en 1981 par Philippe Ginestet et basée à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), traverse une crise profonde.

Le dirigeant de la marque a informé l’ensemble des collaborateurs de la situation par courrier. "Comme vous le savez, le marché s'est nettement dégradé au cours de l'été et GIFI n'a pas été épargnée", écrit le président du directoire Patrick Puy dans ce message consulté par l’AFP. Il précise : "Pour protéger l'entreprise et poursuivre son activité, nous avons décidé (...) de solliciter l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal compétent."

Pas de conséquence immédiate sur l’emploi

Patrick Puy a assuré que cette procédure n’entraînerait "par elle-même, aucune conséquence immédiate sur l'emploi et aucun nouveau PSE n'est engagé à ce stade". Il ajoute : "Nos magasins restent ouverts. L'activité se poursuit. Vos contrats de travail sont inchangés."

L'enseigne exploite plus de 500 magasins en France.

Les difficultés du groupe ont commencé avec un changement de système informatique raté en 2023, auquel s'est ajoutée la concurrence d'autres magasins comme Action ou Maxibazar, ainsi que de plateformes internet telles que Temu. En 2025, l'enseigne avait envisagé de réduire de 5% ses effectifs, avant d'interrompre ce plan social. Elle s'est depuis rapprochée du distributeur alimentaire Grand Frais pour lui céder une trentaine de magasins.

Patrick Puy, dont la nomination à la présidence du directoire a été annoncée il y a quelques jours, est le quatrième dirigeant en deux ans à être missionné pour redresser le groupe confronté à de graves problèmes de trésorerie. Il a dirigé par le passé nombre d’entreprises en crise, de Moulinex-Brandt à Vivarte en passant par Go Sport.