La crise du pouvoir d'achat fait augmenter la fréquence des découverts bancaires en France

La crise du pouvoir d'achat fait augmenter la fréquence des découverts bancaires en France La crise du pouvoir d'achat aggrave la fréquence des découverts bancaires, touchant désormais 18% des Français chaque mois, principalement à cause de la hausse du coût de la vie.

Près d'un Français sur cinq (18%) se retrouve à découvert une fois par mois, selon une étude réalisée en juillet et publiée ce jeudi 22 octobre par le comparateur Panorabanques. Un peu moins de la moitié des Français (43%) voient leurs comptes en banque basculer dans le rouge une fois par an, d'après le même sondage. C'était respectivement 16% et 41% l'an dernier à la même période.

La hausse des prix, de l'énergie, de l'alimentation ou encore du carburant est la raison principale mise en avant par les quelque 2 000 personnes interrogées, devant les dépenses importantes non prévues et les situations financières "globalement difficiles".

Ce découvert est dans la plupart des cas inférieur à 200 euros, et résorbé en moins d'une semaine. Les banques appliquent par ailleurs de nombreux frais en cas de découvert : des intérêts débiteurs, ou agios, des commissions d'intervention, facturées pour chaque opération nécessitant un traitement particulier par un conseiller, voire des lettres d'information pour compte débiteur ou des frais de rejet de prélèvements.

Selon d'autres études récentes, la proportion de Français à découvert au moins une fois dans l'année varie entre un tiers et 60% selon la méthodologie et la période considérée.

Un contexte social tendu

La dégradation du pouvoir d'achat a poussé des centaines de milliers de personnes à manifester samedi dernier contre "la vie chère", partout en France.

Les règles en matière de découvert bancaire vont par ailleurs être durcies en France à partir du 20 novembre. L'entrée en application d'une directive européenne alignera en effet les "petits" découverts, de moins de 200 euros, sur les règles des crédits à la consommation, plus restrictives.