Le camp de Raphaël Glucksmann rejette la proposition de coalition de Gabriel Attal
Les soutiens de Raphaël Glucksmann ont fermé la porte, dimanche 4 octobre, à la proposition de Gabriel Attal de former une "grande coalition" en vue de l'élection présidentielle englobant notamment la gauche sociale-démocrate. Samedi, dans un entretien au Parisien, Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, avait dit vouloir un "vrai et large rassemblement" en vue de 2027 "rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine". Dans ce cadre, il a cité nommément "des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann".
Cette démarche a été immédiatement rejetée par les soutiens de Raphaël Glucksmann, qui y voient un "coup de communication". "Et l'héritier du macronisme tenta d'inventer... le macronisme", a ironisé sur X le patron des députés PS Boris Vallaud. "Les Français attendent une rupture totale avec les 10 dernières années, sur le projet pour le pays comme sur la manière de gouverner. Cette rupture, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes", a-t-il plaidé, appelant Gabriel Attal à laisser Raphaël Glucksmann "en dehors de ses coups de communication".
Le sénateur écologiste Yannick Jadot, lui aussi soutien de Raphaël Glucksmann, a lancé à propos de cette coalition : "même pas en rêve". Il a ajouté que Raphaël Glucksmann "porte la rupture avec 10 années d'incurie, d'incompétence, d'arrogance, de cynisme, d'injustice sociale et de déni climatique".
Des réactions tranchées dans le camp Glucksmann
Quant au député Place publique Sacha Houlié, ancien macroniste, il a répondu à Gabriel Attal que "les projets politiques que nous présenterons aux Français sont à l'opposé l'un de l'autre". "Nous portons une ligne claire qui exclut définitivement toute entreprise loufoque de cette nature", a-t-il renchéri.
Côté droite, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi écarté tout rapprochement, en fustigeant sur X "le macronisme saison 3". "Ce sera sans nous", a-t-il assuré.
La présidentielle de 2027 est le contexte de cette tentative de rassemblement politique. Raphaël Glucksmann est leader de Place publique et candidat à la primaire de la gauche sociale-démocrate.