Marine Le Pen promet "140 milliards d'euros nets d'économies" d'ici 2032 dans le cadre de son programme présidentiel pour 2027
Marine Le Pen, cheffe de file des députés du Rassemblement national, a présenté mardi 6 octobre 2026 les grandes lignes budgétaires de son programme pour l'élection présidentielle de 2027, lors d'une conférence de presse au siège du RN à Paris. Elle a promis "140 milliards d'euros nets d'économies" d'ici 2032 par rapport à 2026. Cette présentation intervient une semaine après les révélations de Mediapart sur les propos antisémites attribués à Jordan Bardella, président du parti.
Objectifs budgétaires et mesures annoncées
Marine Le Pen a assuré que le déficit public pouvait passer sous la barre des 3% dès 2030. Elle a déclaré : "J'espère ne pas être obligée d'augmenter encore ce seuil", tout en fustigeant la gestion des comptes publics par les "socialo-macronistes" depuis 2012. Selon elle, "si les Français ne choisissent pas une rupture politique, la France court vers le défaut".
La candidate propose d’instaurer une "règle d'or budgétaire" par référendum, pour imposer chaque année une diminution de la dette. Elle promet également de ramener les dépenses publiques "sous la barre des 50% du PIB" au terme de son mandat, ainsi qu’une baisse des impôts "d’au moins 30 milliards d’euros nets".
Pour 2032, Marine Le Pen prévoit "un excédent primaire de moins 1%, un déficit public inférieur à 2,5%, une dette publique qui sera repassée à 112%". Elle précise : "Les objectifs sont ceux du gouvernement de Jordan Bardella et de son ministre des Comptes publics".
La présentation de ce contre-budget, alors que le Rassemblement national est sous le feu des projecteurs en raison des polémiques récentes visant son président Jordan Bardella, marque la volonté de Marine Le Pen de placer la rigueur budgétaire et la maîtrise des finances publiques au cœur de la campagne présidentielle de 2027.