Sébastien Lecornu accuse LFI de vouloir "semer le chaos" à travers le mouvement lycéen

Sébastien Lecornu accuse LFI de vouloir "semer le chaos" à travers le mouvement lycéen Le Premier ministre a accusé La France insoumise de "semer le chaos" lors des questions au gouvernement, visant leur rôle dans le mouvement lycéen.

Le mardi 6 octobre 2026, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu, Premier ministre, a accusé La France insoumise (LFI) de chercher à "semer le chaos" à travers le mouvement de blocage des lycées qui a débuté il y a quinze jours. S'adressant à Mathilde Panot, présidente des députés insoumis, il a dénoncé ce qu'il considère comme une stratégie délibérée du mouvement représenté par Jean-Luc Mélenchon à l'approche de l'élection présidentielle.

A la tribune, Sébastien Lecornu a déclaré : "La violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays entre maintenant et l'élection présidentielle." "Semer le chaos comme vous le faites depuis le début du mouvement lycéen est un scandale et nous ne vous laisserons pas faire", a-t-il lancé à l'adresse de Mathilde Panot.

Le chef du gouvernement a dressé "le bilan le plus lourd depuis des décennies" du nombre de blessés, tant du côté des élèves, que des forces de l’ordre et du personnel de l’Education nationale.

Un mouvement lycéen en expansion

Selon Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale, "une dizaine" de lycées était bloquée lundi 28 septembre 2026. Le mouvement, croissant sous l’effet des réseaux sociaux, est porté par un sentiment d’injustice et des conditions de vie dégradées.

Les ministres de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de l’Education nationale, Edouard Geffray, ont prévenu que, en cas de violences et de blocage total de lycées, les forces de l’ordre interviendraient.

Sébastien Lecornu a également dénoncé sur le réseau X une "surenchère irresponsable" d’élus de La France insoumise qui "appellent à étendre" le mouvement de blocus des lycées. Il a estimé que "mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement", accusant LFI d’instrumentaliser la colère lycéenne à des fins partisanes.