Edouard Philippe présente ses principales mesures pour la présidentielle de 2027

Edouard Philippe présente ses principales mesures pour la présidentielle de 2027 Le candidat Horizons à la présidentielle 2027 a détaillé ses principales mesures lors de son interview dans "L'Heure de vérité" sur France 2, le 8 octobre 2026.

Edouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle de 2027, a présenté jeudi 8 octobre sur France 2, dans l'émission "L'Heure de vérité", les grandes lignes de son programme. L'ancien Premier ministre a notamment affiché sa volonté de "diviser par deux l'immigration légale" et de réformer en profondeur la politique familiale, en instaurant une allocation familiale unique de 350 euros par mois dès le premier enfant.

Une vingtaine d'ordonnances dès juillet 2027

S'il est élu, Edouard Philippe prévoit de présenter "une vingtaine d'ordonnances lors d'une session extraordinaire en juillet 2027 au Parlement". Interrogé sur le poids de la fonction présidentielle, il a confié : "Je suis impressionné par la tâche". Il a également affirmé qu'il ne comptait pas vivre à l'Elysée s'il était élu président de la République.

Face aux enjeux du pouvoir d'achat, Edouard Philippe propose de "travailler (...) deux heures de plus par semaine", pour un gain de "1 000 euros de plus par an". Il estime que "si on veut s'en sortir, il va falloir qu'on travaille tous un peu plus".

Sur la politique familiale, il souhaite "revoir totalement le système des allocations familiales". Il détaille ainsi une mesure phare : une allocation familiale unique de 350 euros par mois dès le premier enfant. Il souhaite également "accompagner les familles qui travaillent et qui font un enfant, puis un deuxième, puis un troisième s'ils le souhaitent, en faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôt d'environ 3 000 euros". Il propose enfin "la possibilité d'obtenir un prêt à taux zéro pour les familles qui, ayant un enfant, doivent changer d'appartement et décident d'acheter un appartement".

Réforme des retraites et assurance chômage

Le candidat Horizons entend également s'attaquer à la réforme des retraites. Il propose de "porter progressivement la durée de cotisation à quarante-cinq ans et l'âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent". Il souhaite reprendre la réforme de 2023 d'Elisabeth Borne, suspendue en 2025, et la prolonger pour atteindre ces deux objectifs en moins de dix ans.

Concernant l'assurance chômage, Edouard Philippe propose de "réduire la durée d'indemnisation des chômeurs de dix-huit à douze mois". Il justifie cette mesure par la nécessité de "remettre nos comptes en ordre" et de concentrer "50% de l'effort sur la plus grande masse de la dépense publique, c'est-à-dire les dépenses sociales". Il souhaite également ne renouveler, durant son quinquennat, que deux départs sur trois concernant les 750 000 départs à la retraite prévus dans la fonction publique.

Sur le dossier migratoire, Edouard Philippe affiche une ligne stricte : il précise que cela ne signifie pas la ramener à zéro, mais une réduction significative, notamment en s'attaquant "au regroupement familial et au droit à mener une vie familiale normale". Il propose également que l'Union européenne définisse "une liste de pays sûrs" dont les ressortissants ne pourraient pas demander l'asile au sein de l'Union européenne. Il maintient par ailleurs sa proposition de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968. Il n'exclut pas totalement de recourir à un référendum sur l'immigration, déclarant : "S'il faut modifier la Constitution, le peuple peut [le faire]".

Autres axes du programme

Edouard Philippe a également abordé d'autres sujets majeurs lors de l'émission. Il a critiqué la plateforme Parcoursup, estimant : "Parcoursup ne marche pas. C'est stressant et ça ne marche pas comme ça devrait". Sur la scène internationale, il a affirmé : "Je ne veux pas la guerre avec la Russie et la Russie, je crois, ne veut pas la guerre avec l'Otan". Concernant les relations avec les Etats-Unis, il a jugé que "Donald Trump est d'une brutalité extrême, dans les mots et dans les décisions", tout en rappelant que les Etats-Unis sont "toujours nos alliés" et qu'il faut continuer "à discuter" avec le dirigeant américain.

Sur l'identité nationale, il a déclaré : "Il faut avoir l'identité fière". Il a également insisté sur la nécessité de "décarboner au maximum notre vie" pour lutter contre le changement climatique. Il avait expliqué mi-septembre vouloir "doter la France d'une véritable politique de sécurité climatique", avec la création d'un "fonds unique d'adaptation au changement climatique" de 2 milliards d'euros par an.

Enfin, Edouard Philippe a réaffirmé son opposition à la gestation pour autrui (GPA), qu'il considère comme menant "à une forme de marchandisation" du corps des femmes. Il a aussi reconnu qu'il ne prenait "pas suffisamment au sérieux" les violences sexuelles et sexistes lorsqu'il était adolescent et jeune adulte, et dit avoir évolué sur ces thématiques sous l'influence de ses enfants.