La France insoumise présente un contre-budget pour 2027 axé sur la réduction de la dette

La France insoumise présente un contre-budget pour 2027 axé sur la réduction de la dette Le parti de Jean-Luc Mélenchon dévoile un contre-budget pour 2027, axé sur la réduction de la dette et une rupture avec la politique économique actuelle.

La France insoumise (LFI) a présenté mercredi 14 octobre 2026 son projet de budget alternatif pour l’année 2027, lors d’une conférence de presse organisée au siège du parti. Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle, a détaillé les grandes lignes de ce contre-budget, qui se veut une réponse à la politique économique menée par les gouvernements successifs et à la version du budget portée par Sébastien Lecornu.

Au cœur de la proposition de LFI figure la volonté de consacrer "25 milliards" d’euros à la réduction de la dette publique. Jean-Luc Mélenchon a défendu cette orientation en affirmant qu’il s’agissait d’une "démarche de rationalité économique". Il a précisé que cette enveloppe s’inscrivait dans "l'épure" d’un rapport d’économistes rendu à Bercy, qui appelait à au moins "125 milliards d'euros" d’effort sur le prochain quinquennat.

Un budget alternatif face à la politique actuelle

Ce budget "rectificatif" viendrait remplacer la version du budget de Sébastien Lecornu qui sera entérinée pour 2027 avant l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a présenté ce texte comme une réponse à la "culture dominante" du "néolibéralisme", accusant les présidents Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy d'avoir organisé "l'appauvrissement méthodique et organisé de l'Etat".

Le député Eric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée, a détaillé les équilibres financiers du projet. Selon lui, le budget alternatif de LFI proposerait "106,4 milliards" d'euros de recettes et "81,7 milliards" de dépenses.

Le projet de LFI intervient alors que le budget 2027 du gouvernement prévoit un effort total de redressement des comptes de 54 milliards d’euros, avec des dépenses publiques ramenées à 56,9% du produit intérieur brut et une prévision de croissance de 1,0%.