Gabriel Attal reconnaît les difficultés à obtenir une majorité pour le budget 2027

Gabriel Attal reconnaît les difficultés à obtenir une majorité pour le budget 2027 Le candidat Renaissance à la présidentielle évoque les difficultés politiques et l'absence de majorité pour l'adoption du budget 2027.

Les députés ont commencé à examiner le projet de loi de finances pour 2027 dans un contexte d'instabilité politique à l'Assemblée nationale. Gabriel Attal, candidat Renaissance à l’élection présidentielle et ancien Premier ministre, a déclaré jeudi 15 octobre sur franceinfo : "Il faut un budget, on va chercher avec les députés de mon groupe à ce que le budget soit le moins mauvais possible".

Gabriel Attal a reconnu les difficultés à obtenir une majorité : "On n'en est plus à chercher le meilleur vu l'instabilité politique, l'impossibilité d'avoir des majorités à l'Assemblée. Effectivement, l'objectif c'est d'avoir le moins mauvais budget possible", a-t-il affirmé sur franceinfo. Selon lui, la situation actuelle impose de viser un compromis, même imparfait.

Rejet en commission des finances

La commission des finances de l’Assemblée nationale a rejeté vendredi 9 octobre la première partie du projet de loi de finances pour 2027, consacrée aux recettes, par 31 voix contre, 3 pour et 2 abstentions. Les mesures adoptées en commission se traduiraient par un manque à gagner net de 9,6 milliards d'euros par rapport au texte initial du gouvernement. Ce rejet en commission n'est que la première étape de l'examen parlementaire du budget.

Gabriel Attal a insisté sur la nécessité d'adopter un budget pour éviter une aggravation de la situation financière : "S'il n'y a pas de budget, je pense que ça augmentera les problèmes qu'on a aujourd'hui, et notamment le risque d'une crise de la dette pour la France".

Le candidat à la présidentielle a reconnu : "Il y aura nécessairement dans ce budget des mesures avec lesquelles je suis en désaccord. Ce que je dis aux Français, c'est que s'ils me font confiance, si je deviens président de la République, évidemment que je reviendrai sur ces mesures après l'élection", qualifiant ce texte de "budget pour six mois".