Gérard Larcher évoque l'interdiction de La France insoumise après les violences du 17 octobre

Gérard Larcher évoque l'interdiction de La France insoumise après les violences du 17 octobre Le président du Sénat met en cause la responsabilité de LFI dans le climat de tension et évoque publiquement la possibilité de son interdiction.

A la suite des violences qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre dans plusieurs villes françaises, Gérard Larcher, président du Sénat, a évoqué la possibilité d'interdire La France insoumise (LFI). Dans un entretien accordé au Figaro, il déclare : "Je pense que la question peut être posée" à propos de l'interdiction de La France insoumise.

Des couvre-feux partiels ont été instaurés dans certaines communes pour tenter de rétablir l'ordre. A Marseille, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'est rendu sur place pour rencontrer le maire Benoît Payan, dans le contexte de ces violences urbaines.

LFI pointée du doigt pour sa responsabilité dans le climat de tension

Gérard Larcher met en cause la responsabilité de LFI dans la montée des tensions. Il affirme : "Nous avons pu dissoudre Génération identitaire [groupuscule d'ultradroite] et La Jeune Garde [mouvement d'ultragauche]. LFI est un parti politique qui concourt à l'expression de la nation. Je l'entends. Mais il tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine", déclare-t-il dans les colonnes du Figaro.

Le président du Sénat met en garde : "Attention (...) à ceux qui ont alimenté un discours de haine. En voulant tout conflictualiser, ils créent une situation de tension extrême dans le pays. Attention à ceux qui cherchent l'insurrection", en rappelant les propos du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui avait jugé la violence parfois "légitime".

Face à la gravité des événements, Gérard Larcher estime également que "la question de l'état d'urgence (...) mérite d'être posée", et qu'il "faut réfléchir au maintien de la journée du 5 novembre", journée de grèves et de manifestations à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO-Unsa-FSU.