Ces voitures sont celles qui tombent le moins en panne : trois fois moins que les autres selon une association d'automobilistes qui a étudié des millions de véhicules en incident
Quelles sont les voitures qui tombent le moins en panne ? Après une année 2025 marquée par des campagnes de rappel massives et cinq années durant lesquelles des problèmes de fiabilité ont éclaté au grand jour, la question s’impose.
Or, la réponse se trouve dans un document sobrement intitulé Pannenstatistik 2025 ou Statistiques des pannes 2025 en français. Publié l’an dernier, ce rapport passe au crible plusieurs millions d’interventions effectuées en Allemagne par l’ADAC, l’Automobile Club allemand, fort de près de 22 millions de membres.
Au fil des seize pages d’analyses, on découvre qu’une gamme de voitures récentes se distingue nettement par sa fiabilité. Son taux de panne plafonne à 3,8 pour 1 000 véhicules, alors qu’il est de 9,4 pour 1 000 véhicules habituellement.

“Avec l’augmentation significative du nombre de véhicules électriques en circulation, les données des statistiques de pannes de l’ADAC s’améliorent : elles montrent que les véhicules électriques sont moins sujets aux pannes que les véhicules thermiques du même âge”, souligne le rapport.
Dans le détail, on y apprend que les voitures à moteur thermique âgées de deux à quatre ans ont un taux de panne 147% plus élevé que les voitures électriques du même âge. “Alors que le service de dépannage de l'ADAC a dû intervenir en 2024 pour 12,9 pannes pour 1 000 véhicules thermiques âgés de quatre ans, ce chiffre n'était que de 8,5 pour les voitures électriques du même âge”. Parmi les modèles "extrêmement fiables", on compte la BMW i3, la Renault Zoe, la Tesla Model 3 et Y.
Cette différence s’explique en grande partie par la conception même des véhicules. Selon l’ADAC, tout se joue sous le capot : “Alors que les moteurs thermiques sont constitués de centaines de pièces - pistons, soupapes ou turbocompresseurs - un moteur électrique n'a souvent qu'une seule pièce mobile : le rotor. Moins de pièces signifie moins de risques d'usure”.
Autre constat : les véhicules électriques subissent moins de crevaisons. Une tendance que l’étude attribue à leur probable kilométrage plus faible. À cela s’ajoute l’absence d’huile moteur sur les véhicules électriques, qui ne risque donc plus d'encrasser et endommager le moteur.
Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence. Les voitures électriques analysées restent jeunes, âgées de deux à quatre ans en moyenne, ce qui limite encore les conclusions à long terme. Autre limite à garder en tête : le parc électrique demeure marginal. En 2024, seuls 2,9% des véhicules en circulation en Allemagne étaient entièrement électriques, et 2,2 % en France.
Reste enfin un dernier point essentiel pour bien comprendre ces chiffres. Dans son étude, l'ADAC ne comptabilise que les pannes immobilisantes nécessitant l'intervention d’une assistance routière. Les incidents “auto-infligés”, comme une batterie vide, une panne de carburant ou une clé égarée, sont exclus, tout comme les crevaisons. De même, un véhicule capable de rejoindre un garage par ses propres moyens n’apparaît pas dans ces données.