La transformation digitale des processus de fabrication dans le rétroviseur

Intelligence Artificielle, Internet-of-Things ou encore Réalité Augmentée sont autant de technologies que déploient les fabricants pour transformer leurs processus métier.

C’est, d’ailleurs, à ce type d’innovations que nous associons généralement la transformation digitale. Alors que l’intelligence artificielle, l’IoT et la réalité augmentée sont devenus une réalité en plein essor, existe-t-il d’autres technologies disruptives qui pourraient avoir atteint un point de maturité en entreprise ?

Transformer les processus métier de la fabrication

Les procédés de fabrication tels que la production sur stock (Make-to-Stock) ou à la commande (Make-to-Order) sont l’ADN de l’Industrie. Et, celle-ci connait une évolution remarquable depuis quelques années.

Selon une récente étude, les fabricants sont plus que jamais dans un modèle qui les amènent à fabriquer ou de concevoir des produits à la commande plutôt que produire sur stock. Le modèle économique basé sur la production sur stock est historiquement associé à la fabrication de biens avec des délais de livraison longs et/ou une demande prévisible. A contrario, le modèle basé sur la production à la commande et à l’ingénierie à la commande (Engineer-to-Order) concerne, quant à lui, des produits à délais de fabrication courts, une demande saisonnière ou volatile. Traditionnellement, cela concernait notamment l’industrie manufacturière et financière.

La production à la commande est, cependant, une tendance que l’on retrouve dans de plus en plus de secteurs d’activités dont par exemple l’industrie alimentaire avec 43% des producteurs d’aliments et de boissons qui ont déclaré, en 2018, s’être tournés vers ce modèle. Plus surprenant, 80% des entreprises de cette industrie déclarent produire à la commande, ce qui suggère une chaîne de production hautement sophistiquée ainsi que des pratiques de fabrication fortement agiles et capables de répondre de manière transparente et sans rupture aux demandes entrantes.

Le modèle Make-to-Stock montre désormais ses limites, y compris pour les fabricants traditionnels. Avec une demande client qui évolue sans cesse et rapidement, prévoir est devenu difficile et augmente la probabilité que le stock fabriqué aujourd’hui deviennent le stock excédentaire de demain. En alignant plus étroitement demande client et réponse des fabricants, les niveaux de stocks peuvent être optimisés et les coûts réduits.

L’ERP, un Système d’information technologie sous-jacent à la transformation des processus métier des fabricants

Alors que les entreprises sont soumises à de fortes pressions financières quant à la gestion de leurs stocks tant pour optimiser leurs niveaux que pour réduire les coûts associés, la technologie de l’Enterprise Ressource Planning (ERP) leur permet de transformer profondément leurs processus métier et leur stratégie en un laps de temps relativement court.

Cela fait des décennies que le concept  de l’ERP est largement disponible pour les entreprises . Au cours de ces dernières années, la tendance, cependant, est de remplacer les systèmes d’information existants, les mettre à niveau ou déployer de nouvelles fonctionnalités sur des solutions déjà existantes mais aussi de remplacer les systèmes autonomes ou déployés en silos par une solution globale. La standardisation croissante sur un seul système d’information rend les entreprises plus réactives, plus agiles et leur permet ainsi d’être en mesure de se tourner vers le modèle de fabrication à la commande. A ce jour, seule une approche reposant sur un ERP donne une visibilité efficace et prometteuse tout en offrant un contrôle en temps réel nécessaire au déploiement du modèle Make-to-Order.

Un ERP plus avancé peut également être conçu spécifiquement pour gérer l’ingénierie à la commande en intégrant un certain nombre de workflows tels que la gestion de la relation client (CRM), l’ingénierie, les achats ou encore la fabrication. Cela permet à l’industriel de pouvoir communiquer toutes éventuelles modifications de conception non seulement aux clients mais également aux équipes métiers (achats, fabrications) et ainsi d’éviter que des révisions obsolètes soient effectuées. Le modèle à la commande requiert que l’entreprise fonctionne de manière plus agile, ce qui est possible avec les ERP de dernière génération.

Certaines entreprises doivent également être de plus en plus en mesure de tirer parti de leur ERP depuis un appareil mobile. Cela est essentiel avec le passage d’un modèle de production sur stock à celui de la production à la demande et de l’ingénierie à la demande car celui-ci accélère les cycles d’approbation et tout autres formes de communication indispensables à la mission. Si les responsables métiers et les autres utilisateurs ne s’informent pas mutuellement de leur absence par exemple, cela peut créer des retards qui compliqueraient la fabrication et l’expédition d’un produit le jour même. Autre exemple : que se passerait-il si le client souhaitait un rabais ou si l’équipe Achat attendait une validation pour l’achat de pièces supplémentaires à un prix supérieur qu’habituellement afin de satisfaire une commande client ? Quelque chose d’aussi simple que la possibilité de recevoir des notifications ou gérer les approbations depuis un appareil mobile doit devenir une norme pour toutes les entreprises souhaitant favoriser l’agilité.

Il y a encore quelques années, les ERP aidaient les fabricants à préparer l’avenir. Aujourd’hui, ces derniers sont prêts pour mettre en œuvre des processus métier plus agiles mais doivent rester en alerte pour se préparer continuellement aux futurs cycles de la transformation digitale.

 

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