Performances et évolutivité : relever les défis liés aux données vidéo et assimilées

Ce n’est un secret pour personne, le contenu vidéo et haute résolution continue à croître de manière exponentielle. Une tendance qui s’explique par l’attrait des consommateurs pour l’expérience interactive et conviviale qu’il procure.

La vidéo représente actuellement 50 % du volume total de données, et l’explosion du contenu haute résolution engendre des gains de performances et de capacité sur un grand nombre de marchés. Ce contenu ouvre de nouvelles possibilités aux entreprises du monde entier. L’inconvénient est que le manque d’infrastructure et d’outils de gestion adaptés aux données vidéo et assimilées pose d’importants problèmes de performances et d’évolutivité.

Par exemple, l’infrastructure de données, les services de gestion des bases de données, les environnements virtuels et les données traditionnelles de fichiers d’entreprise s’appuient sur des technologies qui ne sont pas nécessairement les plus aptes à prendre en charge des fichiers vidéo volumineux. Certaines de ces fonctionnalités, comme la réplication, sont beaucoup trop onéreuses, tandis que d’autres, telles que la compression et la déduplication, ne fonctionnent tout simplement pas.

Dans le même temps, on assiste à l’émergence rapide de nouvelles applications pour le contenu vidéo et haute résolution, qui dépassent largement le cadre de l’industrie audiovisuelle pour s’étendre à des domaines tels que la vidéosurveillance, l’imagerie médicale et l’Internet des objets (IoT).

Ces cas d’utilisation exigent une technologie avancée facilement utilisable, pratique et capable de s’adapter à des marchés non techniques. Tous les secteurs d’activité, quels qu’ils soient, ont besoin des mêmes fonctionnalités, notamment une ingestion ultrarapide du contenu vidéo, des fonctions sophistiquées d’analyse de grands volumes de données et un stockage multiniveau économique.

Applications dans le monde réel

Les entreprises ne devraient pas avoir à recruter des informaticiens pour tirer parti du contenu vidéo et haute résolution. Qu’il s’agisse d’images, de photographies, de vidéos, mais aussi de données émanant de sonars, de radars ou de l’IoT, le contenu doit être facilement utilisable et résider sur un système de stockage ultrarapide et à faible temps de latence.

Les constructeurs automobiles haut de gamme, par exemple, intègrent des fonctions de calcul haute vitesse dans leurs véhicules. Ils n’ont pas besoin de la complexité des superordinateurs. Ce qui compte pour eux, c’est l’analyse des données, le calcul hautes performances et une capacité de stockage accessible à un prix économique.

Il ne faut pas non plus oublier les stades haute technologie qui utilisent l’hyperconvergence vidéo et données pour prendre en charge leurs opérations de sécurité, ni les applications des sciences de la vie qui ingèrent d’importants volumes de données brutes à des fins de traitement et d’étude. Ces données doivent non seulement être indexées et préservées afin de valider les études et de respecter les obligations réglementaires, mais elles doivent aussi rester disponibles en vue d’études futures.

Quelles sont les attentes des utilisateurs ?

Les utilisateurs de données vidéo/Rich Media attendent des services de données aussi avancés que ceux dont ils bénéficient pour les données textuelles, c’est-à-dire la capacité à ingérer, analyser, rechercher et stocker le contenu. Ils ont pour cela besoin d’une technologie à même de gérer ces ressources tout au long de leur cycle de vie.

L’important est de mettre en place un écosystème de calcul/stockage avec déplacement hautes performances des données, stockage haute capacité/économique, et outils d’analyse et de reconnaissance des formes. La vidéosurveillance, qui génère toujours plus de fichiers volumineux que les utilisateurs doivent ensuite protéger et stocker, est un parfait exemple. Ces services de données doivent pouvoir rechercher et identifier efficacement des formes telles que des plaques d’immatriculation, des visages, des bagages sans surveillance dans les aéroports ou encore une personne munie d’une arme.

Les professionnels de la vidéosurveillance doivent en outre disposer d’outils leur permettant de rechercher des données et d’y accéder immédiatement. C’est là que des technologies comme les API de programmation, la mémoire flash haute vitesse, les services de données logiciels et le stockage multiniveau intelligent entrent en scène.

Le stockage multiniveau est un élément clé. De l’ingestion hautes performances des données sur des niveaux de stockage flash SSD à leur transfert vers des systèmes de disques et de bandes ultrarapides, le stockage multiniveau intelligent basé sur des règles gère efficacement les fichiers multimédias très volumineux pour des performances et une rétention optimales.

Avec des innovations telles que les périphériques NVMe (Non-Volatile Memory Express) haute vitesse, il est possible d’ingérer rapidement d’importants volumes de contenu vidéo et de données de capteurs, qui sont ensuite gérés afin d’optimiser les performances et la capacité, et de réduire ainsi les coûts de stockage. Auparavant utilisées dans l’industrie audiovisuelle, ces technologies permettent aujourd’hui à plusieurs autres marchés verticaux de profiter de nouvelles architectures évolutives sur site.

Grâce à ces technologies, les diffuseurs sportifs, par exemple, bénéficient d’un accès immédiat à leurs contenus vidéo historiques et peuvent les intégrer à de nouvelles diffusions. Les diffuseurs se tournent bien souvent vers la bande. Elle constitue une solution économique pour les infrastructures de gestion de contenu vidéo/Rich Media de type Cloud et fournit des vitesses de téléchargement parfaitement adaptées aux cadences de diffusion d’aujourd’hui.

Les utilisateurs doivent également pouvoir interroger leur contenu, que ce soit pour obtenir des statistiques sur un événement sportif ou des renseignements sur les activités terroristes. Ces requêtes exigent des fonctions d’intelligence artificielle qui enrichissent les métadonnées au moment de leur ingestion pour permettre aux utilisateurs de rechercher efficacement les informations voulues dans leur contenu.

Quelle sera la prochaine étape ?

Les avancées technologiques ne montrent aucun signe de ralentissement. Les fournisseurs de solutions de gestion du cycle de vie du contenu vidéo tournés vers l’avenir investissent de manière significative dans différents domaines, dont le développement de l’intelligence artificielle, l’évolutivité du stockage sur site, les fonctions de recherche et l’analytique. Ils souhaitent également regrouper ces technologies sous forme de services gérés pour leurs clients.

Le stockage sur site et dans le Cloud devrait par ailleurs se développer à l’avenir, avec des solutions alliant la vitesse et les avantages économiques des systèmes sur site à la facilité d’utilisation et à l’élasticité des offres Cloud. Cela devrait suffire à combler le fossé en attendant une prise en charge intégrale et efficace de la post-production dans le Cloud pour les applications audiovisuelles.

En fin de compte, ce que les clients attendent de leurs fournisseurs, c’est qu’ils les aident à stocker leur contenu Rich Media, à l’analyser, à le déplacer vers le niveau de stockage approprié et à le protéger afin d’en retirer de précieux renseignements. Cela représente un défi important, mais aussi une excellente opportunité pour les fournisseurs de stockage qui se montreront à la hauteur et répondront à l’appel.

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