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Comment reconnaître un site Web 2.0 ?
On serait tenté de ne plus présenter le Web 2.0 tant le sujet fait parler de lui. Pourtant, le concept reste abscons pour beaucoup. Exemples à l'appui, le JDN explique comment identifier ces sites "nouvelle génération".   (01/09/2006)
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Dossier Web 2.0
Dans le landerneau de l'Internet mondial, il faudrait avoir passé les six derniers mois sur Mars pour ne pas avoir entendu parler du Web 2.0. Mais, selon un sondage réalisé sur le site en juillet, 28 % des lecteurs du Journal du Net ne savent pas réellement ce que signifie "Web 2.0". Pas très bon signe, non pour les lecteurs mais plutôt pour le concept. Pourtant, au-delà des débats sur la portée du phénomène, la pertinence de ses modèles ou sa pérennité, il existe bel et bien des caractéristiques objectives associées aux sites estampillés Web 2.0. A l'heure où la "deuxième révolution du Net" s'affiche à la Une de Libération, il est temps de se mettre à la page (Web) pour briller dans les dîners en ville. Ou comment reconnaître un site Web 2.0 en cinq points.

1  Les types de site ? Blogs, réseaux sociaux et partage de contenu
Le premier filtre est simple. Il tient à la forme et/ou au principe fondateur du site. Sur la forme, tout site Web 2.0 qui se respecte fait appel aux blogs ou aux wikis, soit en proposant un tel format à côté du site principal pour communiquer sur l'actualité du site et échanger avec les utilisateurs (exemples : Yoono ou Ziki pour les blogs, Wikio pour le wiki), soit en plaçant une telle plate-forme au cœur du concept (I-maginer ou Technorati pour les blogs, Wikipedia pour le wiki…). Sur le fond, les réseaux sociaux (MySpace, Viaduc, Facebook…) et les sites de partage de contenu (YouTube, Flickr…) sont au cœur de la mouvance. Les premiers existent déjà depuis plusieurs années (LinkedIn, Friendster…) mais connaissent une nouvelle jeunesse grâce au phénomène Web 2.0. Les seconds ont réellement pris leur envol depuis un an, et ont même déclenché la passion qui règne aujourd'hui autour du Web 2.0.

Tout est, en fait, une question de volume : il existerait près de 150 millions de blogs dans le monde, dont environ 50 millions de blogs actifs, et selon Technorati la blogosphère double tous les six mois ; MySpace rassemble aujourd'hui plus de 90 millions d'utilisateurs dans le monde, et occupait début juillet la première place du classement des sites américains en termes de part de marché ; au premier trimestre 2006, PricewaterhouseCoopers a recensé 30 levées de fonds attribuables aux secteurs du Web 2.0, pour un montant moyen de 7,4 millions de dollars. Des chiffres qui suffisent au buzz.

2  Les services ? Communautaires, sinon rien
Donner son avis, partager, s'exprimer, influencer. Du côté utilisateur, l'Internet n'a jamais été aussi égocentrique, ni aussi altruiste. Je blogue donc je suis, je met en scène mes passions sur la Toile et espère que mon profil sera consulté sur les réseaux, mais je partage mes informations et aide mon prochain à bien consommer. Du côté des entreprises, c'est la dictature du feedback en direct, un outil de communication à moindre coût (contenu généré par les utilisateurs, bouche à oreille), ou un exercice risqué (blogs de marque).

Le Web 2.0 se repère aux services ou aux applications proposés : ils sont forcément collaboratifs. La nouvelle génération de sites demande toujours à l'internaute de participer, que ce soit pour produire le contenu ou le service (MySpace, YouTube, Del.icio.us, Wikipedia, Lycos IQ…), faire parler d'un produit (le buzz marketing et la vidéo virale sont les deux techniques de prédilection des e-marketeurs Web 2.0), commenter pour commenter, émettre des recommandations, noter, voter, etc. Ce critère permet de découvrir de nouveaux emplois du terme "Web 2.0" : il y a les sites Web 2.0, mais aussi les campagnes Web 2.0 (Ford, Brandt…), ou encore les outils Web 2.0 (iDocs, Windows Live…).
Là encore, le Web 2.0 n'a rien inventé. Il ne fait que recycler les concepts du communautaire et du bouche à oreille. Oui, mais ça marche.

3  La techno ? De l'Ajax dans le moteur
A condition de soulever le capot, il est possible d'identifier le Web 2.0 grâce aux technologies utilisées. La star est sans contexte Ajax, qui combine deux standards de publication Web : JavaScript et XML (Ajax est l'acronyme de Asynchronous JavaScript And XML). Ce langage évite notamment les temps de chargement (il est possible d'afficher dynamiquement du contenu nouveau sans recharger la page ou de précharger des images), et permet notamment de concevoir des interfaces dites "riches". Google Maps et Netvibes, par exemple, sont basés sur Ajax. Mais d'autres technologies sont associées au Web 2.0, comme le format RSS, le framework Ruby on Rails (Scoopeo…), ou la technique de qualification de données Web des microformats (Flickr, Blogmarks…). De manière générale, le Web 2.0 apprécie les systèmes d'exploitation et les logiciels open source (Linux, Apache, MySQL, PHP).

4  La navigation ? Légère comme un nuage
La navigation sur les sites Web 2.0 est légère : pas de barre verticale, plutôt un menu horizontal pas trop chargé et/ou une information organisée par "blocs", espacés entre eux. L'autre caractéristique, vraiment spécifique, ce sont les "nuages de tags", suite de mots-clés placés les uns à la suite des autres dans un espace dédié, représentant une liste des sujets abordés sur le site, et dont la taille et la couleur dépendent de leur popularité. Ils sont employés pour identifier les sujets les plus importants et faciliter une navigation rapide. On peut en trouver par exemple sur Flickr, Fotolia, DailyMotion, eSnips ou Plazes.

5  Et si le doute persiste ?
Réunir l'ensemble des conditions précitées n'est pas nécessaire pour faire entrer un site dans la tendance Web 2.0. Quelques uns suffisent. Au besoin, d'autres éléments constitutifs peuvent étayer la démonstration. Le nom du site, tout d'abord : à la mode de la terminaison en "oo" des sites de première génération a succédé celle du "o" (Yoono, Wikio, Zlio, Criteo, Eskobo, Meebo…) et du "r" (Flickr, Frappr, Talkr, Flagr…). Pour les autres, le nom est généralement court et ludique, avec souvent des z, des w… Vient ensuite le graphisme. La tarte à la crème, dans ce domaine, consiste en un fond blanc (l'influence iPod ?) ou dégradé très clair, flanqué d'un logo coloré utilisant une typographie arrondie. Les "blocs" de contenus arrondissent eux aussi les angles, et la palette de couleur est très colorée. L'ensemble offre un abord sympathique, parfois enfantin, qui renforce la simplicité voulue de la navigation.

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Dossier Web 2.0
Toujours pas convaincu ? Si le site est en bêta (ou mieux, encore en bêta privée), met l'accent sur la personnalisation (Netvibes, LinkedFeed…), si les services sont entièrement gratuits, et si les blogueurs stars en parlent (ou mieux, le fondateur est un de leurs amis), il s'agit à coup sûr de Web 2.0...
Raphaële KARAYAN, JDN Sommaire Le Net
 
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