HTML5 : emparez-vous en, ne le subissez pas !

Beaucoup ont le sentiment de subir HTML5. Pourtant il est relativement simple de s'en emparer.


Il y a quelques semaines, Google a fait une mise à jour importante sur son navigateur Chrome afin de réduire la consommation de la batterie des usagers de leurs smartphones, tablettes ou même ordinateurs. Cette mise à jour consiste à faire une pause intelligente des contenus Flash qui ne sont pas centraux sur une page web. Et il n’a pas fallu beaucoup de temps à Firefox pour lui emboiter le pas : Mozilla vient en effet d’annoncer le blocage des formats Flash par défaut, pour le moment, pour des raisons de sécurité. Si ce blocage devenait définitif, 11% des publicités au format Flash seraient perdues.

C’est une bonne nouvelle pour l’expérience client, mais les conséquences pour l’industrie de la publicité vont rapidement se faire ressentir et l’adoption progressive voire générale de la technologie HTML5 va devenir incontournable. Le passage au HTML5 est de plus en plus accessible grâce à des outils technologiques qui ne nécessitent pas de connaissances pointues en termes de codage. Marketeurs n’ayez pas peur, car cette mise à jour est une très bonne opportunité !

La pause intelligente : Comment ça marche ?

Une mise à jour pratique pour l’utilisateur d’une part, mais qui, selon Google, " réduit significativement la consommation d’énergie, ce qui permet à l’utilisateur de surfer sur le Web plus longtemps avant de devoir se mettre à la recherche d’une prise électrique".

Chrome, à l’instar de Firefox, est un navigateur qui peut se montrer très gourmand en ressources. Quand sont chargées des pages contenant du contenu Flash, la mémoire vive disponible de votre ordinateur peut se réduire considérablement, et cela a également un impact sur l’autonomie la batterie de votre ordinateur portable. Alors, Google est parti en guerre contre cette consommation dispendieuse de ressources et Chrome est maintenant proposé avec une fonction de blocage intelligent du contenu Flash activée par défaut.

Il ne s’agit pas de se fermer à la technologie Flash. Les contenus essentiels de pages en Flash seront bien entendu exploités et affichés. Seulement, il y a parfois de nombreux éléments en Flash présents sur ces pages qui peuvent être ignorés sans que cela n’affecte l’intérêt de la investissement en question, comme par exemple des animations qui tournent en boucle. Bloquer ces éléments permet de libérer de la RAM, entre autres avantages, comme ignorer certaines pubs en Flash ou encore – et c’est l’argument principal – préserver l’autonomie de la batterie des appareils nomades.

La solution : passer au format HTML5 de façon généralisée et rapide

La transition doit s’opérer rapidement et peut être faite en toute fluidité. Afin de répondre à cette problématique, il est donc fortement recommandé de produire désormais des campagnes publicitaires au format HTML5 afin qu’elles soient vues par le plus grand nombre, et éviter ainsi de perdre une grande partie des budgets investis.  Sinon on peut vraiment parler de gâchis car, concrètement, une campagne vidéo au format Flash sur un mobile ne se déclenchera pas automatiquement, voire pas du tout, et vous ne verrez qu’une image statique (si vous la voyez). Les campagnes publicitaires digitales se doivent non pas d’abandonner Flash, mais de s’adapter aux nouvelles tendances du marché si elles ne veulent pas devenir obsolètes. Apres plus d’une décennie d’existence, Flash a ses adeptes… mais l’essor du mobile et ses différents usages en font le point central pour les marketeurs aujourd’hui. Il faut s’adapter aux usages mobiles comme on a dû le faire avec les campagnes de publicités sur PC il y a dix ans. 

Des outils qui facilitent cette transition

Les agences doivent éduquer, former leurs équipes à utiliser HTML5 dans leurs créations publicitaires. Cela peut être long et contraignant, mais l’exercice est un investissement indispensable si les entreprises ne veulent pas se couper de 80% de leurs revenus publicitaires. Des outils performants existent déjà et permettent de créer des campagnes qui ne nécessitent pas d’avoir de connaissances poussées en code, ce qui se traduit par des gains de temps considérables.

 

Cette mise à jour de Google Chrome n’est pas un obstacle pour les publicitaires, mais au contraire une opportunité de s’approprier rapidement, sous peine de perdre des parts de marché considérables et ce, en un "flash". 

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