En 2016, la réalité virtuelle devient réelle

Pas un jour ne passe sans que les médias annoncent une déferlante des casques de réalité virtuelle en 2016. Pour autant, malgré leur apparente nouveauté, les essais dans ce domaine ne datent pas d'hier.

Le grand public a découvert les casques de réalité virtuelle en 1995, au premier salon E3, et s'est empressé de les oublier : bien trop chers, ils n’ont pas réussi à décoller. Malgré les limitations techniques de l'époque, leur intérêt était indéniable, ce qui ne les empêchera pas de rester dans les cartons pendant près de 20 ans.

Des casques plus performants, moins chers et mieux distribués

Aujourd’hui la donne a radicalement changé. D'un point de vue technique, on est passé d'un affichage rudimentaire et saccadé à des images haute définition s'enchaînant avec fluidité, sans aucune latence. Les progrès technologiques permettent désormais une détection des mouvements de la tête complète et immédiate, sans que cela entraine de vertige ou de nausée. Toutes ces innovations permettent la « Présence » ; contrairement à un livre ou un film, ce n’est plus une construction mentale mais une expérience à part entière impliquant la majorité de vos sens. Vous vous retrouvez dans un monde parallèle, différent de celui dans lequel vous étiez il y a encore quelques secondes avant d’enfiler le casque. Cela vous oblige par exemple à éviter d’un mouvement de tête les flèches (virtuelles) décochés par un indien d’Amérique en colère et de vouloir attraper dans vos mains les rênes du cheval situé à côté de vous pour vous enfuir. C’est de fait une sensation difficile à expliquer qu’il faut absolument expérimenter.

Ces technologies sont aussi bien moins coûteuses, et l'offre n'est plus limitée à quelques constructeurs. Plusieurs grands groupes ont compris l'intérêt de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée et se mettent à développer leurs propres systèmes en y mettant énormément de moyens. Facebook, Google, Microsoft, Valve/HTC et Sony sont de la partie. Leur concurrence est bonne pour les prix, leur émulation est vectrice d'innovation.

Jeu, formation ou tourisme

Pour séduire des clients toujours plus exigeants, il faut disposer de contenus variés et intéressants. Et à ce niveau-là, les casques de réalité virtuelle se démarquent notamment des téléviseurs 3D qui souffraient à leur lancement d'un vrai problème de diversité et de qualité de l'offre. Cette leçon a été bien comprise par les multinationales déjà citées qui développent dès à présent leur propre contenu. On voit aussi l’émergence d’une multitude d’acteurs de toutes tailles, notamment français, qui sont particulièrement à la pointe sur le sujet. Les premiers heureux sont évidemment les gamers, car le jeu vidéo est le premier débouché qui nous vient à l’esprit. Pourtant la réalité virtuelle touche en marché beaucoup plus large.

Les perspectives professionnelles sont plus nombreuses que les applications récréatives. On peut citer de multiples domaines dans lesquels la réalité virtuelle va bientôt démontrer son utilité et ses capacités. Bientôt on pourra former ses salariés plus efficacement et à moindre cout, soigner des patients atteints de phobies, découvrir une civilisation perdue, visualiser son futur lieu de travail pour en appréhender les défauts de conception éventuels, … les possibilités sont illimitées.

Des possibilités infinies dès 2016

Nous recevons beaucoup de demandes pour concevoir des expériences tirant parti de ces nouveaux casques de réalités virtuelles. C'est formidable de ressentir cet engouement. Au-delà de l’effet de mode, les entreprises doivent être conscientes que les projets de réalité virtuelle sont des réalisations loin d’être anodines techniquement. Deux points sont essentiels pour que l’expérience soit complètement réussie : une fluidité permanente et une facilité d’utilisation immédiate. Si l’un ou l’autre de ces critères n’est pas respecté, alors on cassera pour l’utilisateur le sentiment de présence. La réalité virtuelle est un medium qui ne pardonne pas : tout projet mal finalisé, mal testé n’aura pas la valeur recherchée. Au contraire, en vous faisant aider de professionnels exigeants, vous aurez dans vos mains des applications aux possibilités infinies et avec un impact inédit. C’est aussi un investissement d’avenir car le contenu est facilement modifiable et d’ores et déjà compatible avec les prochaines avancées technologiques. Bref, en 2016 le programme est clair : la Présence c’est maintenant !

Sony / CITER