Icann : les extensions non latines pour l'année prochaine


Dès le 16 novembre, les candidats à des extensions en caractères non latins pourront se manifester. En revanche, les nouvelles extensions "latines" sont repoussées à 2011.

Le chinois, l'indien, l'arabe, le russe, le grec et les autres langues qui n'utilisent pas l'alphabet latin ont obtenu une meilleure représentation sur Internet. Réunie à Séoul, l'Icann, en charge des noms de domaine dans le monde, a en effet décidé d'autoriser les extensions dites "non latines". Il était déjà possible de déposer des noms de domaine en alphabet non latin, mais avec des extensions latines.

Les candidatures pourront être déposées dès le 16 novembre prochain, pour des lancements prévus au premier semestre 2010. Mais seuls les Etats ou leurs registres nationaux auront le droit de le faire. Dans le cas de l'arabe, la question du choix du registre reste posée.

Cette avancée tangible tranche avec la situation des nouvelles extensions génériques, telles que le '.sport', le '.eco' ou le '.paris'. Annoncées pour le printemps prochains, elles n'apparaîtront pas finalement avant 2011. Car plusieurs points posent problèmes. Les marques, mais aussi les pays, s'inquiètent du risque de cybersquatting pour ces nouvelles extensions. Elles ne veulent pas devoir déposer (et payer pour cela) des noms de domaines pour ces multiples extensions annoncées.

Autre difficulté, le doute de certains dans la communauté de nommage quant au bien fondé économique de ces extensions. Y aura-t-il suffisamment d'acheteurs ? L'Icann va mandater l'année prochaine des économistes pour plancher sur la question. Enfin, des questions techniques ont émergé sur la capacité de la racine Internet à supporter ces créations d'extensions. Dernier point d'achoppement, l'autorisation qui pourrait être donnée aux plus petites extensions de vendre elles-mêmes leurs noms de domaine.

ICANN