Votre reach organique baisse ? Facebook dit de ne pas vous inquiéter

Facebook baisse reach Un dirigeant de Facebook revient sur la polémique de la baisse du reach et explique pourquoi la plateforme reste au service de ses utilisateurs... et des marques.

Dans un récent entretien au JDN, le président de Facebook en France, Laurent Solly exhorte le petit monde du web marketing à oublier la baisse du reach et à se concentrer sur l'évolution positive des taux d'engagement sur Facebook. C'est au tour du responsable marketing produit de la firme de Palo Alto, Brian Bolan, de se fendre d'une note de blog dans laquelle il revient sur cette polémique qui enfle depuis plusieurs mois. La raison qu'il avance pour justifier cette forte chute du reach organique est d'ailleurs identique à celle que Laurent Solly nous donnait : il y a maintenant beaucoup plus de contenus que par le passé !

Choisir 300 histoires parmi 1 500 à l'instant T 

"En moyenne, ce sont près de 1 500 histoires qui sont susceptibles d'apparaître sur le fil d'actualités d'un utilisateur lorsque celui-ci se connecte", explique-t-il. Dans la mesure où le nombre de like par utilisateur a augmenté de près de 50% depuis l'année dernière, le nombre peut grimper jusqu'à 15 000 pour les personnes qui ont énormément d'amis et aiment beaucoup de pages. Brian Bolan explique que l'algorithme de Facebook est donc obligé de faire le tri pour ne retenir que 300 histoires sur ce nombre. Il n'y aurait donc aucune volonté de pousser plus de contenu publicitaire donc dans cette décision. Pourquoi dès lors ne pas se résoudre à tout publier, en temps réel, à l'image d'un Twitter ou d'Instagram, son réseau social de photos ? Tout simplement parce que les utilisateurs n'auraient pas assez de temps pour tout voir et se contenteraient de ce qui est au sommet de leur fil d'actualité, justifie en substance Brian Bolan. Ils risqueraient donc de louper les contenus susceptibles de vraiment les intéresser. D'autant qu'un tel système ferait aussi baisser le reach organique des publications, rapidement reléguées aux confins du fil d'actualités, selon les estimations faites par la société. 

"S'il est plus dur de toucher des fans, ces derniers ont encore de la valeur"

Au regard de tels éléments, les marques peuvent donc s'interroger sur la légitimité d'investir pour acquérir de nouveaux fans. Une appréhension que Brian Bola, en bon businessman, s'empresse de balayer, arguant de la valeur de fans qui rendent vos publicités plus efficaces. "Quand une publicité est socialisée – ou qu'en d'autres termes une personne qui y est exposée voit également qui est fan de votre marque – le taux de mémorisation est de 50% supérieur et le taux de ventes de 35% supérieur", assure-t-il. Ajoutez à cela toute la data que vous pouvez collecter sur votre communauté. Il est vrai que de ce point de vue Facebook n'a pas d'équivalent et des fonctionnalités telles que le custom audience, qui permet de croiser sa base CRM avec votre base de fans, sont particulièrement précieuses.

Et si tout ce discours n'avait pas suffi à rassurer les plus préoccupés, Brian Boland se fend d'un ultime promesse : "Nous innoverons toujours pour répondre aux attentes des utilisateurs de Facebook. Et nous devons être transparents et à l'écoute des entreprises qui communiquent sur Facebook". Tout le monde est gagnant...

Facebook / LA PLATEFORME