BP s'embourbe dans une marée noire sans précédent

En juin, l'équivalent de 40 000 à 80 000 barils de pétrole par jour s'échappaient du puits endommagé. © Photomontage Daniel Beltrá / Greenpeace / Pepperwest - Fotolia.com

Pour la palme de la gestion de crise la plus catastrophique, BP est assurément en bonne place. Après l'explosion d'une plate-forme pétrolière dans le golfe de Mexique le 20 avril, le groupe est allé d'échec en échec dans ses tentatives de colmater la fuite. Ce n'est que le 19 septembre que le puits sera définitivement condamné. Entre temps, l'équivalent de 4,4 millions de barils de pétrole se sont déversés dans l'océan.

Outre son image durablement entachée, la compagnie a dû provisionner plus de 40 milliards de dollars pour faire face aux coûts de la marée noire. Son PDG, Tony Hayward, a également accumulé les bourdes, qualifiant en mai la fuite de "minuscule, par rapport au volume d'eau total". Sa démission, devenue inévitable, interviendra en octobre.