Le cabillaud supplanté par le rouget

L'augmentation de la température de l'océan entraîne une migration voire une disparition de certaines espèces. © Duybox - Fotolia.com
80% des 530 000 tonnes de poisson pêchées en France sont réalisés dans l'Atlantique Nord-Est. Un océan où la température a déjà augmenté d'un degré depuis 50 ans et qui selon les climatologues pourrait encore voir ses eaux prendre 2°C d'ici la fin du siècle.
Les eaux plus chaudes, moins riches en oxygène, ne seront plus du tout propices aux espèces typiques de l'Atlantique, comme le cabillaud, le poisson préféré des Français. A la place, il faudra se contenter de poissons plus petits et d'espèces, comme le hareng, le saint-pierre ou le rouget. "La transition aura un impact dévastateur sur les pêcheurs d'un point de vue socioéconomique", s'alarme Grégory Beaugrand, auteur d'une étude sur la biodiversité marine, car les méthodes et le matériel devront s'adapter… ainsi que les goûts des consommateurs.