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chemin de fer
 
En France comme en Grande-Bretagne, l'industrie des chemins de fer était florissante au 19e siècle. © Getty Images / JDN
 

 

Dans les années 1840, les chemins de fer sont le moteur de la croissance française... et de la spéculation. Première bénéficiaire de cet engouement pour le rail, la sidérurgie connaît à cette période une croissance de 6% par an. En 1930, la France à produit 600 machines à vapeur. En 1847, ce chiffre atteignait 5 000.

La spéculation est venue alimentée cette frénésie. Les banques, pour s'assurer de jolies plus-values, investissent en masse dans les compagnies de chemins de fer. A raison : leur cours grimpe de 70% entre 1840 et 1847.

Mais en 1847, les travaux du Paris-Lyon sont suspendus. C'est le signal du retournement. Les promesses étaient trop optimistes, les dividendes ne seront pas au rendez-vous. Paris connait la panique boursière. Fin 1846, l'action de la Compagnie du Nord atteignait 560 francs. En 1848, elle plafonnait à 250 francs.

Mais cette frénésie n'est pas unique. La "railway mania" avait aussi touchée l'Angleterre. Une bulle similaire y avait éclaté deux ans plus tôt.

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