|
LA TRIBUNE DE JEAN-DAVID FOGIEL
L'AUTEUR
JEAN-DAVID FOGIELDirecteur général, Ipercast Production des internautes, mensonges et vidéos
Certes, les internautes sont de plus en plus nombreux à consommer de la vidéo et à en diffuser, mais la production des particuliers ne remplacera jamais celle des professionnels. Explication.
(01/06/2007)
Malgré un titre moins racoleur que le célèbre film de Steven Soderbergh, la polémique n'en devient pas moins telle, qu'un éclairage sur le sujet de la monétisation du contenu vidéo professionnel sur Internet s'avère nécessaire. Le flot quotidien d'annonces sur le sujet atteste, en plus d'un engouement réelle et d'une confusion sérieuse. Premier constat : les internautes raffolent de la vidéo sur le Net. Ils sont de plus en plus nombreux à en consommer, et surtout, de plus en plus nombreux à en diffuser, utilisant pour cela les plates-formes florissantes, locales et internationales. Un récent article présentant les résultats de Screen Digest indiquait même que près de 50 % des contenus vidéo disponibles sur le Web en 2010 proviendrait d'internautes. Ces sites d'échanges ne sont qu'un prétexte au piratage et ne sont que les soubresauts d'une bulle spéculative qui détruit la valeur des créateurs audiovisuels au profit de la bourse. Même si le Web est venu sauver la foule de vidéastes amateurs en étanchant leur soif de gloire (toute éphémère qu'elle soit, et quand elle arrive effectivement), le concept de contribution vidéo n'est pas nouveau : témoin le célèbre VidéoGag, ancêtre emblématique et bien innocent de cette nouvelle ère. La preuve de ce constat est que la profession gronde. Que les initiatives se multiplient. La preuve de ce constat, c'est que pour une part croissante, les posts des internautes sur les sites de diffusion vidéo concernent du contenu copyrighté, plus ou moins habilement détourné de ses supports classiques de diffusion. Le piratage n'est pas un fait nouveau, l'industrie de la musique en a déjà fait les frais. Comment alors ne pas se questionner sur les raisons qui ont mené celle de la vidéo vers les mêmes écueils ? Tout d'abord, ne s'improvise pas diffuseur qui veut. La vidéo de qualité broadcast sur le Net reste réservée aux services professionnels, qu'à l'heure actuelle seules les grandes chaînes peuvent se targuer d'avoir réussi à mettre en place (et nous ne les nommerons pas non plus, elles se reconnaîtront...). Celles-ci restent d'ailleurs les plus à même de gérer les droits protégés des contenus qu'elles diffusent. La maîtrise d'une chaîne technique (car il ne s'agit pas simplement de mettre à disposition des serveurs et de la bande passante...), la créativité marketing, visant à sélectionner et à proposer du contenu adapté dans des offres cohérentes, la capacité à activer et à entretenir des contacts avec les ayants droits, et surtout, à gérer techniquement les plates-formes de redistribution du montant des transactions, sont des cases à cocher incontournable pour un futur organisé de la "Video Sur Internet"...
ESPACE AUTEUR
Comment contribuer aux tribunes du Journal du Net Déjà utilisateur ? Identifiez-vous ci-dessous Pas encore utilisateur ? Inscrivez-vous |
Impartial
(Un internaute)Cet article est très impartial. Parle-t-on des vidéos produites par les internautes ou de celles produites par les annonceurs ? (08/06/2007)
Une tribune pour rien
(Un internaute)L'auteur dirige une société de diffusion de vidéo sur Internet, et qui, par conséquent, n'est pas vraiment impartial. En outre, la plus grande confusion règne entre vidéo amateur, vidéos piratées. (08/06/2007)