Comment suis-je surveillé ?

Le projet de loi 

Le rapport Olivennes du 23 novembre 2007 souhaitait accentuer la surveillance des réseaux. Il émettait l'idée de mettre à contribution les fournisseurs d'accès à Internet en plaçant des "mouchards" sur leurs réseaux. Ces éléments électroniques analyseraient les données qui y transitent, interceptant ou collectant les informations des utilisateurs. Mais ce système, peu apprécié, ne figure pas dans le projet de loi. Il est perçu comme une intrusion dans la vie privée. Une surveillance globale des fichiers par les producteurs, telle qu'elle existe aujourd'hui, devrait donc se maintenir.

Actuellement 

Plusieurs méthodes de surveillance sont possibles, mais en France, elle provoque beaucoup de réticence. La surveillance est donc assurée par les producteurs eux mêmes, qui font généralement appel à des sous-traitants. La société Advestigo par exemple, a pour clients Universal Music et la Sacem. Elle traque les contenus piratés grâce à une empreinte numérique du fichier d'origne (de 5 secondes), à une surveillance humaine et à des logiciels pointus pour "scanner le net" qui nécessitent souvent l'approbation de la Cnil. La surveillance n'est pas faite sur les machines des internautes, mais plutôt sur les plateformes qui diffusent les contenus. Youtube et Dailymotion ont mis en place des systèmes de surveillance similaires.